Comment dessiner un chapeau – crayons de couleurs ?

Chapi chapo
Patapo
Chapi chapo
Patapi !

Aujourd’hui, parlons couvre-chef : je te montre comment dessiner un chapeau !

Il y a toutes les formes de chapeaux possibles : du simple à l’invraisemblable, tout existe.
Tu peux piocher dans les couleurs et dans les formes, prend surtout le chapeau qui t’inspire !

Petit conseil cependant : si tu débutes, les chapeaux sombres seront plus compliqués à voir donc à dessiner.

Pour moi, et avoir ainsi à dessiner un chapeau ni trop simple ni trop compliqué, je choisis un chapeau d’homme, en paille, un Trilby.

Mon modèle du jour : un Trilby

Par où commencer ?

Je commence par choisir mes couleurs : 2 qui définissent le sujet, 2 claires, et 2 très foncées.
Ce sera important pour donner du contraste au dessin !

Pour en savoir plus à propos du choix de couleurs pour un dessin, je te conseille de visionner la vidéo dans laquelle j’ai compilé mes conseils !

Je commence par les contours, comme toujours, cette fois avec les crayons de tons moyens. En appuyant très légèrement !

Un chapeau a une base ovale ou ronde. Ronde comme la capeline, que je te présente en vidéo, ou ovale, comme ici. On se sert ainsi des axes de l’ovale pour la structure du couvre-chef.

Je peux ainsi dessiner les bords extérieurs du Trilby.

Tracé des axes X,Y et Z, et de l’ovale extérieur des bords du chapeau.

Le bord intérieur sera concentrique au premier, peut-être un tout petit peu décalé. Il n’a cependant pas toujours tout à fait la même forme.

Ensuite, rapidement, le haut du chapeau vient. Je gomme les traits faux, et je garde les traits justes, ainsi que les traits de construction, une fois que je suis sûre de mes contours.

La silhouette est tracée : je gomme les traits de constructions et les traits faux

A ce stade, si tu rencontres des difficultés à dessiner les contours de ton chapeau, je t’offre 5 cours de bases, gratuits. Pour cela, rien de plus simple : demande-les moi :

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Asymétrie, relèvements, bords et creux du chapeau

Je continue de dessiner les contours de mon chapeau, en affinant sa silhouette.
Comme il n’est pas tout à fait symétrique, je me fie totalement à ce que je vois. Je n’ai pas d’autre choix !

La silhouette et la structure du Trilby sont dessinées, avec leurs déformations.

Pour le voir en vidéo, clique ci-dessous :

Ajout des détails et matières

Lorsque l’on veut rendre compte d’une matière dans un croquis, on dessine ses caractéristiques dans les ombres.
Cela permet de laisser les parties lumineuses claires, et d’assombrir autant que souhaite les parties sombres.

J’ajoute donc une ligne parallèle au bord intérieur pour esquisser les contours du ruban, puis je trace le tressage de l’osier qui compose le cousin du Panama.

Ceci au crayon de ton moyen, pour commencer ! En effet, on pourra ajouter les nuances un tout petit peu plus tard, avec les couleurs foncées choisies en préambule.

Tracé du tressage de l’osier au crayon de couleur de ton moyen.
Ajout, grâce à un crayon de couleur plus foncé, des ombres de la partie en osier.

Le fait ici de tracer le tressage me permet de conserver l’aspect lumineux des petits trous présents entre les tiges d’osier. Sans cela, j’obtiendrais un chapeau à base lisse, sur lequel on aurait rajouté de l’osier.

Le ruban du Trilby

Pour le ruban, je réalise un dégradé en hachures verticales, autant en couleur qu’en valeurs.

Ombrage du ruban.

Dessin des bords relevés : ombrages

Pour les bords, je prends mon crayon de couleur de ton moyen, rose. Je dessine le tressage, encore une fois, mais ici, je n’ai pas de petits trous lumineux à conserver. Je peux donc étaler ma couleur un peu plus.

Dessin du tressage des bords du chapeau

J’ajoute aussi les ombres plus foncées avec mon crayon rouge foncé. N’hésite pas, ainsi, à ombrer fort. C’est cela qui va donner du volume à ton dessin !

Ajout des ombres sur les bords du chapeau

Enfin, j’ajoute l’ombre portée : des coups de crayons horizontaux, car mon support, la table, est horizontale.

Conclusion

Mon dessin final !

Pour un chapeau bien dessiné, je te conseille de te référer d’abord à sa structure. Les axes t’aideront à ce qu’il ne soit pas penché alors que tu le voudrais pas.

Ensuite, dessiner les ombres en même temps que sa matière, c’est ainsi que l’on va pouvoir comprendre comment et en quoi il a été fait.

Enfin, contraste est le maître mot pour le faire sortir de la page, lui donner pleinement son volume !

Quel chapeau vas-tu avoir envie de dessiner ? Surprise dans tes placards ! 😊

Si tu veux peindre ton chapeau à l’aquarelle, clique sur le bouton ci-dessous : savoir faire diffuser ses pigments par capillarité va abaisser tes difficultés de plusieurs crans !

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Comment dessiner un chapeau – aquarelle et capillarité ?

Bonjour à toi !

Dans cet article, je te propose de prendre un prétexte : le sujet de Dessiner chez Soi, mon accompagnement VIP pour mes élèves, le chapeau, pour avoir l’occasion de te montrer une technique à l’aquarelle vraiment simplifiante lorsque l’on souhaite reproduire un sujet tressé : panier, cheveux, chapeau en osier, corbeille…

Comment faire pour avoir un dégradé correct, et ainsi créer de belles ombres dans notre tableau, même pour un objet « à trous » ? En jouant avec la capillarité.

Voyons cela tout de suite !

Comment dessiner les contours d’un chapeau ?

Construction de deux axes

Un chapeau contient deux axes : un vertical, qui passe par le sommet de la tête lorsqu’on le porte, et un horizontal, qui correspond à la ligne avant-arrière de la tête.
Ceci qu’il posé ou porté, bien sûr !

Il nous faut donc d’abord trouver l’inclinaison de ces deux axes, afin de construire le dessin de notre couvre-chef.

Dessin du bord du chapeau : une ellipse

Ensuite, gardons en tête qu’une ellipse, c’est symétrique. Ici, nous avons un chapeau aux bords plus ou moins réguliers, plus ou déformés.
Cela veut dire que la symétrie n’est peut-être pas totale sur le terrain, mais il est bon de savoir qu’en théorie, oui.
Tu le vois sur mon esquisse, mon ellipse – le bord du chapeau – est symétrique verticalement (haut-bas), mais pas tout à fait horizontalement (droite-gauche), du fait des déformations du trilby.

Dessin de la partie supérieure du chapeau

Enfin, dessinons la partie supérieure du chapeau.
Celle-ci commence au même niveau que le bord du chapeau : l’ellipse basse, qui correspond au tour de tête, a donc les mêmes axes de symétrie que le bord du chapeau. Elles sont concentriques.

Le dessus du chapeau est, lui, plus simple à dessiner : les contours sont un peu trapézoïdaux, et le dessus est plus géométrique.


Si ici, à ce stade, tu galères déjà trop pour ton dessin, je t’offre 5 premiers cours de bases offerts, dans lesquels tu pourras en savoir un peu plus sur les ellipses. Pour en bénéficier, dis-moi qui tu es :

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Esquisse des détails du chapeau

J’ajoute ensuite le nœud, les détails, je vérifie mes proportions, et… mon dessin, mon esquisse préparatoire est terminée !

Mise en couleurs et exercice de capillarité avec l’aquarelle

C’est là que tout commence, et que la magie opère !

Pour tout voir en vidéo, regarde bien à partir de la minute 6’20 !

D’abord, on gomme légèrement le chapeau, de sorte à voir les traits, mais léger-léger, qu’il n’y ait pas de gris dans notre aquarelle ensuite.

Ensuite, on dessine directement, avec un pinceau fin – ici, je teste le pinceau Optimo, Escoda 2 – le tressage de l’osier, à l’eau claire. L’idée est là de créer comme de petits canaux d’eau.

Et là, on ajoute le pigment, ici je prends de la Terre d’ombre brûlée de chez Sennelier, et, par capillarité, celui-ci va se diffuser dans les canaux d’eau. Magique !

C’est ainsi que, en mettant plus ou moins de pigment, pour foncer une partie, on obtient de très doux dégradés, à l’intérieur même du tressage, tout en conservant les trous de celui-ci.

On peut aussi, si l’on veut agrandir la zone travaillée, ajouter de l’eau, et tirer les canaux. le pigment et l’eau vont alors s’étaler selon la logique du tressage (regarde la vidéo si je ne suis pas claire).

Je crée ainsi trois parties, les plus ombrées, dans le tressage du chapeau.

Mise en couleurs du ruban et du bord du chapeau

Pour poursuivre le couvre-chef, je peins le ruban, avec la technique courante de l’utilisation de l’aquarelle : je mouille mon pinceau, je caresse le pigment, et j’applique sur le papier.

Je peins aussi le bord du chapeau, qui a la particularité, pour ce Trilby, d’être constitué de plusieurs bandes. Je les reproduis en peinture, avec des coups de pinceau qui les dessinent.

Lavis d’aquarelle – liaison et harmonie

Enfin, je crée un lavis, c’est-à-dire une couche de peinture claire, diluée, par-dessus les trois parties de tressage, et l’entièreté de la partie supérieure du chapeau, afin de lier ces trois parties ensemble.

Conclusion

Quelques tout petits détails et retouches après, lorsque la peinture est tout près de sécher mais pas encore tout à fait, j’ajoute :

  • Le nœud et son ombre, en ajoutant du pigment sombre en lieu de place des ombres. Le dégradé se fera tout seul grâce à l’eau qui va diffuser le pigment,
  • L’ombre portée : un trait très foncé tout contre le chapeau, au pinceau fin, puis un trait d’eau tout contre le premier, afin de faire diffuser la couleur, tout en conservant le pigment, donc l’ombre, bien contre le chapeau.

Et voici le résultat !

Croquis aquarellé d’un chapeau Trilby

Si tu veux en apprendre plus sur le dessin de chapeau aux crayons de couleurs, clique sur le bouton ci-dessous :

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Comment dessiner le volume de sacs ?

Bonjour à toi !

Aujourd’hui, je propose un sujet à plusieurs variations : dessiner un sac. Oui, mais lequel ?

Le sac à main, assez rigide, et aux formes plutôt géométriques ?

Le tote-bag, complètement informe s’il n’a rien dedans, tout en tissu, flirtant avec un drapé ?

Ou le sac à dos, bien pratique avec ses fermetures éclairs, ses poches, ses bretelles et son logo ?

On va voir… Les trois ! Oui ! Aujourd’hui, je dessine les trois, en une composition. Cela te permettra de choisir en toute connaissance de cause celui que tu préfères.

Je te rappelle notre objectif dans cet exercice : rendre le volume du sac. Que le contenu puisse contenir !

Une composition pour trois types de sacs

Je place donc mes sacs, dans une composition harmonieuse, qui rend les caractéristiques de mes sacs visibles :

  • les bretelles et poches du sac à dos
  • la bandoulière et fermeture du sac à main
  • le tissu et les anses du tote-bag

Cela permettra de faciliter la lecture et la reconnaissance de mes modèles au spectateur de mon dessin – toi !

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Ma composition : un sac à main, un sac à dos et un tote-bag

J’ai aussi rempli avec une écharpe le tote-bag et avec un pull le sac à dos, afin de leur donner un peu de forme. Qu’ils ne paraissent pas s’affaisser plus que nécessaire. Cela donnerait un dessin « déprimé ».

Un outil particulier : la pierre noire !

Je teste la pierre noire, pour voir jusqu’où elle peut aller dans les noirs.
Ne la mélange pas au crayon de papier, car elle n’accroche pas par-dessus ce dernier.

Il faut donc commencer le croquis directement à la pierre noire, si tu choisis ce medium !

Par où commencer son croquis ?

On commence toujours un croquis par les contours généraux du modèle. Ici, ayant trois modèles, je dessine l’emplacement et la forme générale de mes trois sacs.

Je dessine donc de justes proportions, de justes inclinaisons, à la fois pour un seul sac, mais aussi les sacs en rapport aux autres.

Avec un trait le plus léger possible !

Début du croquis : contours généraux

Si tu as des difficultés à cette étape, prend le temps de goûter à ma formation offerte : je t’offre 5 cours gratuit de base. Quelques astuces salvatrices !

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Ajout des poches et plis du sac

Je détaille assez rapidement les poches, fermeture et bandoulière de mon sac à main.
En effet, je suis déjà en train de l’observer, car c’est par lui que j’ai terminé la première étape.

Ensuite, je détaille poches et plis du sac à dos, avec le même degré de détail.

Tu le vois, j’appuie de plus en plus sur mon crayon : je l’assois. Je suis sûre maintenant que mes contours généraux sont justes, car sinon je ne pourrais pas ajouter les détails aussi simplement. Je peux donc les appuyer un peu.

Ajout des poches et plis du sac à main et du sac à dos

Le tote-bag : sac et/ou drapé ?

Pour le tote-bag, c’est un peu différent. Il s’agit presque, en effet, d’un drapé. J’ai donc besoin de m’appuyer sur beaucoup de plis, et, parfois, de signaler déjà quelques ombres.

C’est le propre du drapé : il comporte parfois tellement de plis que nous avons besoin de signaler les ombres – doucement toujours ! – pour s’y repérer correctement.

Ce n’est pas grave ici si je vais plus loin dans les détails qu’avec les deux premiers sacs, car il s’agit de l’étape suivante pour eux aussi 😉

Dessin des plis du tote-bag

C’est ainsi qu’en ayant placé quelques ombres repères a minima, j’ai environ le même niveau de détail pour les trois sacs :

Je garde environ le même degré de détails dans mes contours généraux.

Je me fatigue donc le moins possible mes yeux, en ne les obligeant pas à changer constamment de mise au point. On ne regarde en effet pas de la même façon des contours généraux et des petits détails.

Cela s’appelle « monter » un dessin.

Ajout de détails : coutures et volume

En avant maintenant pour s’amuser à ajouter quelques détails : l’aspect vivant des sacs !

En appuyant plus ou moins sur la pierre noire, je dessine des ombres à l’intérieur même des contours. J’ai fait ce choix pour plusieurs raisons :

  • Mon dessin va être réalisé entièrement en noir et blanc. J’ai donc besoin de contraste pour qu’il soit lisible. Cette façon de dessiner en ajoute.
  • J’ai besoin aussi de rendre le volume des sacs. Cette technique est parfaite pour cela : vois-tu que moins on voit un pli, plus on le croit « sortant », donc bombé ?
Je dessine les contours du sac a main en leur donnant des ombres.

Si tu veux en savoir plus sur cette technique, va voir ma vidéo qui en parle !

Ajout des ombrages classiques

Ensuite, j’ajoute les ombrages du sac de randonnée et du sac à vrac.
Cela donne encore plus de lisibilité et de réalisme à mon croquis.

Ajout des ombres du tote-bag

Si tu regardes la vidéo, on voit bien à ce moment-là que j’ai tendance à contraster de plus en plus. Ici, sur cette photo, vois-tu que le sac à main est légèrement moins contrasté que le sac à dos et le tote-bag ?

C’est donc à rectifier !

Harmonisation et ombres portées

Donc j’harmonise mes contrastes

Harmonisation des contrastes

Et j‘ajoute les ombres portées !

Voici le dessin final !

Dessin final : trois sacs différents

Conclusion

Si tu veux dessiner un sac qui ait du volume et qui soit tonique, remplis-le au moment de choisir ton modèle et donne-lui du contraste à la fois dans ses contours et dans ses ombrages.

Le tote-bag se rapprochera du drapé, le sac à main sera plutôt géométrique, et le sac à dos mélange tissu et rigidité. Ce dernier tient des deux à la fois !

Voici mon exemple de dessin partiellement coloré.

Tu peux aussi réaliser ton dessin en couleur, partiellement ou entièrement, en techniques sèches – crayon, pierre noire, fusain, crayons de couleurs, etc – ou techniques mouillées -aquarelle, encres naturelles, encres en pot, etc.

Evite juste le feutre, car ici, il va te stresser !

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Comment dessiner le petit et multiple ? Le trousseau de clefs

Découvrons ensemble comment dessiner un trousseau de clefs : LE sujet par excellence qui part dans tous les sens, et qui nous donne du fil à retordre.

En effet, tout est petit, dans un trousseau de clefs, encore plus que dans un pot de crayons. J’avais réalisé un article à propos de ce dernier, mais ici, nous entrons dans une autre dimension : celle des dents de clefs.

Je te conseille donc de prendre avec toi ta meilleure arme : un crayon parfaitement bien taillé !

Ici, nous avons beaucoup de métal à dessiner, donc débuter avec un crayon de papier sera tout à fait pertinent.

Avant de commencer

Avant de commencer, positionne tes clefs : prends ton porte-clefs dans ta main, et fais un tout petit peu glisser les clefs de l’intérieur vers l’extérieur de ton corps. Ce geste va disposer les clefs de manière élégante… et plus lisible !

Les clefs se disposent comme les rayons de soleil !

Positionnement de mon trousseau de clefs

Par où commencer ton dessin : porte-clefs et anneau

Le meilleur repère est le porte-clefs. En effet, c’est l’objet, parmi tous ces éléments, que l’on a le plus observé. C’est lui que l’on cherche lorsque l’on cherche notre trousseau !

De plus, en dessinant ses proportions, il positionne l’anneau du trousseau, élément central s’il en est, pour la suite du croquis.

Dessin du porte-clefs et de l’anneau, que je ne vois que partiellement.

Cet anneau ne se voit probablement pas entièrement. L’important, ici, est de le figurer comme tu le vois. N’imagine surtout rien, mais dessine-le comme le vrai : incomplet si il est incomplet, déformé si il est déformé, etc.

Pour ma part, par exemple, je n’en vois qu’une petite partie. Je ne dessine donc que cette petite partie, car elle va me donner des repères, par la suite.

Si je dessine l’anneau complet en l’imaginant, je risque d’être fausse, mais en plus, de tromper mes repères, pourtant essentiels pour me repérer dans ce sac de noeuds !

Seconde étape : la première clef

Je dessine ensuite une première tête de clef, la plus proche de l’anneau, pour avoir le plus de repères possibles. Je dessine déjà les bonnes proportions, inclinaisons, et épaisseur, de la tête de la clef.

Par contre, je ne dessine pas ses dents, ce sera plus facile après avoir dessiné toutes les têtes de clefs.

Dessin de la première tête de clef : la plus proche de l’anneau

En effet, ce sont les têtes de clefs qui s’enchevêtrent, qui se superposent, qui créent un joyeux bazar à lire. Si nous décryptons cet enchevêtrement, nous décryptons les positions et superpositions de l’ensemble des clefs.

En bref, et sans mauvais jeu de mots, là est LA clef de ce croquis !


C’est peut-être ici que ça se complique ? Si oui, profite de 5 cours gratuits de bases de dessin, que je t’offre !

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Décryptage de l’ensemble des clefs

Alors c’est parti, décryptons, et surtout, observons. Ne dessine que ce tu vois, comme tu le vois. Pas d’imagination ici !

Les questions à te poser sont :

  • qu’est-ce qui se voit ?
  • qu’est-ce qui est caché ?
  • qu’est-ce qui est par-dessus / par-dessous quoi ?
  • quelle est cette forme déformée ?

Une tête circulaire paraîtra ovale, un carré paraîtra rectangulaire, voir trapézoïdal.

Pas de panique, c’est normal ! On voit énormément de ces éléments en raccourci, et, difficulté supplémentaire, partiellement seulement.

Croquis des têtes de clefs enchevêtrées, et positionnement des tiges.

Pour chacune des clefs, je ne dessine pas les dents des clefs, mais je donne une direction et une taille à la tige. Cela me permet d’apprécier les proportions du tout et de les vérifier.

Détails, vérification et correction du porte-clefs

Je continue mes vérifications, en apportant quelques détails au porte-clefs. Je corrige ses proportions et lui apporte de la clarté.

Finitions du porte-clefs

Ajout des détails et des ombres des tiges de clefs

Enfin, on peut s’amuser ! Notre structure est maintenant croquée. On peut donc, toujours en se vérifiant mais avec une certaine confiance, détailler ce que nous avons envie de détailler, dans la limite du possible par rapport aux dimensions de notre dessin.

Je te conseille de regarder et dessiner chaque clef après l’autre, en ajoutant à la fois ombres et détails : épaisseur, reflets, dents, creux, etc.

En effet, le métal amène bien des surprises autrement, et ici, les reflets sont légion !

J’ajoute à la fois les ombres et les détails à chacune des clefs

Une fois les ombres portées bien placées, le dessin est terminé !

Conclusion

Pour dessiner correctement un trousseau de clef, suis dans l’ordre les différentes zones concentriques :

  • le porte-clef et son anneau
  • les têtes de clefs superposées
  • les tiges de clefs et leurs dents, partant comme des rayons de soleil autour de l’anneau.

Après cette structure dessinée, les ombres et détails deviennent un amusement !

Mon dessin final !

A tes crayons !

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Fusions et nuancier avec l’aquarelle : production de mes vacances !

Et si je te parlais de mes découvertes de vacances ? Car oui, bien sûr, j’ai emmené avec moi mes aquarelles et mes crayons de couleurs, au fond de l’Ardèche. Ce fut donc une semaine sans téléphone… et sans crayons de couleur. J’ai opté pour les aquarelles, et, sans remplir un carnet de croquis, j’ai fait des découvertes artistiques, qui peuvent t’intéresser.

En effet, tu as deux astuces pour débutants en aquarelle : le nuancier transportable, fait en un clin d’œil, et les fusions de couleurs, qui te permettront de prendre connaissance de tes couleurs et du dosage d’eau qu’il te faut.

Première découverte : mon nuancier de couleurs, transportable !

Tout d’abord, avant de partir, j’ai créé mon nuancier de couleurs, transportable. Un petit papier par couleur, dégradée, afin de pouvoir les choisir sur place sans me tromper. Quel bonheur ! Je n’avais jamais expérimenté cela, et ce fut une révélation. Ci-dessous, tu as accès à une vidéo qui te montre très rapidement comment faire (minute 11).

En effet, déjà, lors de la réalisation de ce nuancier d’aquarelles, j’ai redécouvert mes couleurs. Par exemple, je suis tombée amoureuse du jaune indien, que j’avais que très peu exploité auparavant. A mon avis, réaliser ce nuancier est une excellente façon de débuter en aquarelle, en découvrant, de manière ludique et utile, tes couleurs.

Résultat : sur mon transat, les doigts de pied en éventail, j’ai donc pu choisir mes couleurs en toute sérénité, et très rapidement.

Ci-dessus, le jaune indien est assorti au terre d’ombre brûlée, au rouge Scarlett et au rouge Sennelier 689 : ce sont les couleurs que j’ai choisies pour peindre les peaux de ma fille et de mon mari, en version très diluée. Étonnant, mais efficace !

Ci-dessous, tu vois les couleurs sélectionnées à droite, et celles mises de côté à gauche.

2e découverte : le dessin de mouvement.

Très rapidement ? Oui, car ce fut capital, pour dessiner ma fille de 1.5 an ! Une vraie tornade, qui m’a (ré)appris le dessin de mouvement. Là, je m’adresse aux dessinateurs de croquis aquarellés un peu plus expérimentés.

J’adoore le dessin de mouvement. Tu peux t’entraîner, si tu le souhaites, peu importe ton niveau en dessin : tout d’abord, tente de trouver une récurrence dans le mouvement de ton sujet. Ensuite, aide-toi de cette récurrence pour construire ton dessin : tu vas devoir faire preuve à la fois de patience et de rapidité. Le sujet est dans la position que tu as choisie ? Vite ! Dessine au crayon ! Le sujet a bougé ? Patience… Il reviendra à ta position fétiche.

Pour les couleurs, c’est plus simple : plus stable aussi 😉

Je te montrerai lors d’une vidéo dédiée, si tu veux en savoir un peu plus sur le dessin de mouvement, dis-le moi en commentaire !


En attendant, si tu souhaites apprendre les bases du dessin, tu peux profiter de ma formation offerte, de 5 cours vidéos, que je t’envoie un par un tous les 2 jours par email. Pour cela…

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Dessin réalisé avec de l’encre d’oignon et du marc de café
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3e découverte : les fusions en aquarelle

Pour mon second dessin, j’ai profité d’un moment de lecture entre ma fille et mon mari pour les dessiner. Même s’ils paraissent statiques, si tu essayes, tu verras qu’un sujet humain est toujours en mouvement.

Une fois le dessin au trait construit, j’ai vraiment pris mon temps pour lui ajouter ses couleurs. Et là, je me suis fait plaisir à donner un effet dans mes plages de couleurs, grâce aux fusions. Je te montre en vidéo comment faire :

Et tu peux même le faire sans dessin, juste pour t’amuser. C’est toujours un pur moment de plaisir, pour moi, et c’est une excellente façon de découvrir ses couleurs, les mélanges qu’elles peuvent faire, et le dosage d’eau qu’il te faut, entre ajouts nets et ajouts flous.

Conclusion

Alors, quand est-ce que tu te plonges dans les couleurs ? L’aquarelle demande de se jeter à l’eau… au sens propre et au sens figuré ! En t’appuyant sur ses astuces, le plongeon dans le croquis aquarellé est doux, sans pression, et très ludique.


Si tu as besoin d’avoir quelques bases en dessin avant de te lancer, tu peux profiter de ma formation offerte, de 5 cours vidéos, que je t’envoie un par un tous les 2 jours par email. Pour cela…

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Comment dessiner un arbre au crayon de couleur, en randonnée ?

Tu souhaites aller profiter de jolis paysages près de chez toi, te faire une cure de soleil et de verdure, et prendre avec toi, dans ton sac, de quoi dessiner et remplir un carnet de croquis ?

Je te propose ici de croquer sur le vif un arbre au crayons de couleurs.
Comment faire pour ne pas passer des heures à dessiner chaque feuille, et quand même avoir un arbre bien feuillu ?

Si tu préfères l’aquarelle, un autre de mes articles sera plus pertinent pour toi

Qu’est-ce qui est différent, entre l’aquarelle et le crayon de couleur ?

Une différence est bien sûr évidente : l’un utilise de l’eau et des pinceaux, l’autre des crayons secs. Bien. Mais en quoi est-ce différent pour aborder, commencer son dessin ?

Et bien, en aquarelle, on travaille au pinceau. Il est donc simple de faire de superposer les éléments, et ainsi d’avoir des surfaces hétérogènes créées. C’est ce que l’on veut pour un feuillage.

Au crayon en revanche, on utilise un outil sec. On aura donc tendance, en tant que dessinateur débutant, à espacer les feuilles, de manière régulière. Un peu comme ça :

Arbre au crayon de couleurs. Conseils pour faire mieux

Avant que j’aille plus loin, si tu veux voir toutes mes explications de visu, en vidéo, en temps réel, clique ci-dessous :


Comment réaliser alors un feuillage qui ne soit pas trop aéré, mais aussi dense par endroits ?

Dessiner la structure de l’arbre

Tout d’abord, dessine la structure de l’arbre. On le voit dans ma précédente vidéo. Prend le temps de dessiner le tronc et les branches principales.

Tronc et branches principales

Avant d’aller plus loin, si tu dessines un arbre taillé, dont on prend soin, qui fait partie d’un verger, aies bien en tête ceci :

Son tronc, puis ses branches, se divisent en deux à chaque nouvelle articulation.
Je t’explique cela dans cette vidéo :

cours dessin végétal arbre comment dessiner

Dessiner les houppiers : des « ballons » de feuilles

Ensuite, dessine des « ballons », qui vont caractériser les contours des grandes parties du feuillage. Ainsi, tu sauras où placer tes feuilles, et tu pourras prendre la liberté de les placer entre les branches, et pas seulement sur ou juste à côté de ces dernières.

Placement, au crayon de couleur, des feuillages.

Colorer le tronc, et l’intérieur des feuillages

Choisis trois couleurs de verts différentes. Pose des surfaces de ces trois couleurs contre les branches, et dans les « ballons » de feuilles. Tu mettras la couleur la plus foncée dans les parties inférieures, et la couleur la plus dans les parties supérieures, ceci pour donner des ombrages à tes feuillages.

Réalisation du fond des houppiers

Le but ici, est de donner un fond, lorsque les feuilles sont très serrées, à ces dernières. On aura donné ainsi une impression de densité, et de profondeur au feuillage.

Tu peux plus foncer que moi !

Enfin, dessine les feuilles

Dessine quelques feuilles. Tu vas voir, tu ne seras plus bloqué.e pour savoir où les disposer. Au contraire, tu seras concentré.e sur « combien », c’est-à-dire sur quelle densité donner à ton feuillage, donc quelle concentration de feuilles tu veux rendre.

Dessin des feuilles par-dessus le fond dégradé

N’oublie de dessiner quelques feuilles « rebelles », qui dépassent des ballons d’origine. Cela donnera plus de vie à ton arbre !

Pense à gommer les lignes de contours des « ballons », et à harmoniser la transition entre le tronc et le feuillage.

Et voici le résultat que tu peux obtenir. C’est mieux qu’avant, non ?

Mon arbre est très dodu, mais le principe est là. Je suis sûre que devant un vrai arbre, tu sauras adapter mes conseils à celui-ci.

Nota Bene : comment donner sa taille et son point de vue à l’arbre ?

Si tu dessines un arbre en général, et d’autant plus si tu choisis de le dessiner vu de dessus, tu auras du mal à ce qu’on le perçoive.
En effet, les arbres sont chacun tellement différents, qu’ils peuvent avoir un tronc court, long, fin, épais, et le feuillage grand, petit, asymétrique… Tant et si bien que l’œil ne peut pas se repérer aux proportions de l’un par rapport à l’autre.

De même, nous sommes incapables de déterminer la taille – grand, moyen, petit – d’un arbre seul, car même les plus jeunes peuvent présenter des airs charismatiques de grand chêne millénaire, ou ce même chêne peut se faire arbrisseau sur notre page.

Une astuce peut contrer ce problème.
Je te conseille de dessiner le contexte de l’arbre. Son environnement.
Un champ, une rue, un lampadaire, une forêt.
Mieux encore : des bâtiments, une personne, un animal, un panier… Tout ce qui permet de déterminer sa taille par rapport à notre taille humaine sera bienvenu.

Voici la preuve en image, avec le même arbre :


Si tu souhaites bénéficier de conseils de ce type pour avoir des bases solides en dessin, je t’offre une formation gratuite, de 5 cours en vidéo, que tu reçois dans ta messagerie. Pour cela,

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A tes crayons ! C’est parti ! Et dis-moi ce que tu en penses en commentaire !

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Comment dessiner un arbre en randonnée ?

Tu souhaites aller profiter de jolis paysages près de chez toi, te faire une cure de soleil et de verdure, et prendre avec toi, dans ton sac, de quoi dessiner et remplir un carnet de croquis ?

Voici comment tout cela est possible, avec cet article et sa vidéo, dans lesquels je t’explique comment dessiner un arbre de manière spontanée et réussie à l’aquarelle que tu puisses prendre le temps de te poser et reprendre le plaisir de ta marche sans trop tarder, sans avoir un timing à respecter.

On va donc voir comment croquer un arbre, avec toutes ses caractéristiques, et sans lui ajouter des détails que l’on ne verrait pas.

Si tu préfères les crayons de couleurs, cet article sera peut-être plus pertinent pour toi (lis les deux si tu hésites) :

De quel matériel as-tu besoin pour dessiner en randonnée ton paysage préféré ?

Avant cela, je fais une petite parenthèse : qu’ai-je pris dans mon panier pour dessiner mon paysage sereinement ?

  • un carnet de croquis en papier kraft. Ainsi, j’ai un support plutôt stable, et un papier qui ne m’éblouit pas.
  • une bouteille d’eau, à la fois pour que je puisse boire, et avoir de l’eau pour mes aquarelles… grâce à son verre assorti
  • mes aquarelles, que j’ai prises à la va-vite telles quelles, mais que tu peux, toi, sélectionner avant de partir pour porter moins sur le dos
  • 2 pinceaux, petit-gris, un fin et un plus épais (je ne me servirai que du fin 803 3/0 de chez Raphaël).
  • 1 chiffon, pour pouvoir essuyer mon pinceau, comme on le fait à l’aquarelle.

Et avec juste cela, tu as déjà tout ce qu’il te faut dans ton sac à dos ! Je ne te fais pas l’affront de te dire de prendre avec toi un chapeau et des lunettes de soleil, car tu y pensera, en tant que marcheur averti !

Prendre un petit temps pour esquisser sa structure

Tout d’abord, afin d’être tranquille ensuite avec cela, prend un petit temps, rapide, pour esquisser la structure de ton arbre.

  • Quelles proportions as-tu entre son tronc et son feuillage ?
  • Quelles branches partent d’où, et vont où ? Reprends juste les branches principales, celles qui font toute la majesté de ton feuillu.
  • Enfin, quelle forme présente le feuillage ? Si tu devais dessiner un ballon dégonflé, ou une patate, pour représenter la silhouette extérieure du feuillage, quelle forme aurait-elle ?

Pour ma part, le tronc faisait, en hauteur, un tiers de la hauteur totale de l’arbre, et j’avais trois branches vraiment jolies, et, surtout, que je voyais. N’invente rien, dessine juste ce que tu vois comme tu le vois.

Le tronc et la silhouette globale du feuillage
Les branches précisées
Les « ballons » de feuilles précisés

Une fois la silhouette globale du feuillage tracée dessine les 3 ou 4 ballons qui la compose, avec des « ballons » plus petits.

Dans le cas d’un arbre feuillu et taillé

Avant d’aller plus loin, si tu dessines un arbre taillé, dont on prend soin, qui fait partie d’un verger, aies bien en tête ceci :

Son tronc, puis ses branches, se divisent en deux à chaque nouvelle articulation.
Je t’explique cela dans cette vidéo :

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Si dès cet instant tu es bloqué.e, je t’offre une formation gratuite, de 5 cours vidéo t’enseignant les bases du dessin, que tu reçois par email, durant la prochaine semaine. Pour cela :

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Avant la mise en couleur, gomme un petit peu ton dessin, juste pour voir encore les traits de construction en filigrane.

1.2.3… Gommez ! Sans trop appuyer…

Les feuilles en couleur !

A l’aquarelle, on commence par les feuilles. En effet, je trouve cela plus logique, pour deux raisons :

  • elles sont plus claires, donc la visibilité d’une erreur est réduite
  • elles sont petites et éparses, et nous laissent donc aviser, cibler, re-esquisser la silhouette de manière un peu plus précise
  • elles entrecoupent les branches lorsqu’elles passent devant elle. Ce sera donc plus simple d’interrompre les branches par la suite, que de vouloir superposer le vert de la feuille sur le brun de la branche. L’effet sera plus joli, plus lumineux, dans ce sens là.

Prends donc une couleur plutôt claire pour placer tes feuilles. Tu n’as pas besoin de les dessiner avec des formes irréprochables, car elles sont trop loin de nous pour pouvoir le faire. De plus, les formes d’une feuille peuvent varier beaucoup si celle-ci est vue de face, de profil, de trois-quart… Cela peut être un casse-tête sans nom, et c’est là que l’on gagne beaucoup de temps pour pouvoir reprendre notre marche à pieds !

Pour voir ce dont je parle à propos de la forme des feuilles, voici la vidéo qui te le montrera en détail (minute !)

Ensuite, on prend une couleur un peu plus foncée, afin de donner du volume aux différentes parties du feuillage. On va placer cette couleur plutôt en-dessous des « ballons », là où nous aurions naturellement plus d’ombre.

On dessine maintenant le tronc et les branches

Ensuite, voici venu le moment de re-dessiner en couleur le tronc et les branches. C’est ainsi que nous pourrons voir comment continuer notre dessin, qui a besoin, à ce moment-là, de structure.

Si les feuilles passent devant la branche, interromps le tracé de ta branche, dans le même geste. Regarde la vidéo ci-dessus pour voir cela effectué par ma main 😉 Souvent une image vaut mieux qu’un long discours.

Je me suis permise, de la même manière, d’ajouter des feuilles de la même couleur que le tronc, toujours dans les parties ombrées de l’arbre. Cela permet de lier les deux éléments « tronc et branches » d’une part, et « feuilles » d’autre part.

Ajustements du dessin final

Mon dessin aurait pu être déclaré terminé à ce stade. Seulement, personnellement, j’ai trouvé qu’il manquait de feuilles. J’en ai donc profité pour ajouter une 4e couleur à mes feuilles, et ajouter une grande quantité de pointillés.

Pourquoi une 4e couleur ? Pour donner plus de complexité, donc de réalisme, à mon arbre. En effet, un arbre a bien au moins 4 nuances de couleurs dans son feuillage, suite aux nombreuses incidences de luminosités qu’il comporte.

Pour finir, je donne juste encore plus d’intensité de couleur à mon tronc d’arbre, pour lui donner encore plus de volume et de charisme.

Nota Bene : comment donner sa taille et son point de vue à l’arbre ?

Si tu dessines un arbre en général, et d’autant plus si tu choisis de le dessiner vu de dessus, tu auras du mal à ce qu’on le perçoive.
En effet, les arbres sont chacun tellement différents, qu’ils peuvent avoir un tronc court, long, fin, épais, et le feuillage grand, petit, asymétrique… Tant et si bien que l’œil ne peut pas se repérer aux proportions de l’un par rapport à l’autre.

De même, nous sommes incapables de déterminer la taille – grand, moyen, petit – d’un arbre seul, car même les plus jeunes peuvent présenter des airs charismatiques de grand chêne millénaire, ou ce même chêne peut se faire arbrisseau sur notre page.

Une astuce peut contrer ce problème.
Je te conseille de dessiner le contexte de l’arbre. Son environnement.
Un champ, une rue, un lampadaire, une forêt.
Mieux encore : des bâtiments, une personne, un animal, un panier… Tout ce qui permet de déterminer sa taille par rapport à notre taille humaine sera bienvenu.

Voici la preuve en image, avec le même arbre :

comment-dessiner-arbre-homme-chien-cours-de-dessin-en-ligne-echelle

Conclusion

Pour conclure, prends le temps de dessiner les choses importantes, c’est-à-dire le tronc et les branches, car elles forment la structure, le squelette de ton arbre. Si elles sont bien réalisées, ton arbre sera majestueux. Si elles sont mal réalisées, ton arbre aura peut être tendance à tomber, ou à serpenter.

Puis garde ta spontanéité dans les feuilles, en t’attardant plus aux superpositions de couleurs qu’à leurs formes dans le détail.

Ceci te permettra de réaliser un dessin digne d’un carnet de voyage : vivant, spontané et qui représente la réalité : le paysage qui t’aura inspiré.e.


N’oublie pas que si à un moment donné tu en as besoin, ma formation offerte t’es disponible dès à présent, pour apprendre les bases du dessin quand tu le souhaites. Pour cela,

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Comment dessiner une rose (fleur) ?

Aujourd’hui, voyons ensemble comment dessiner une rose. LA fleur que tout dessinateur rêve de maîtriser !

Je la dessine aux crayons de couleurs, medium contrôlable pour une fleur difficile, dans un premier temps.
Je travaille sur du papier kraft, ce qui explique le côté sombre du papier dans les photos et la vidéo de cet article.

Une rose, ce n’est pas circulaire. L’intérieur l’est, mais pas le contour extérieur, lorsque les pétales sont ouverts comme ici.

Le plus simple ici est de se concentrer sur le centre de la rose, qui nous permet de s’appuyer sur la forme géométrique qu’est le rond.

La rose que j’ai choisie pour dessiner

Par où commencer son croquis ?

Je commence par dessiner un ovale, qui correspond, dans ses proportions générales, à la forme de la silhouette de la rose.
Ensuite, je trace pétale par pétale, à l’intérieur du cercle intérieur.
C’est à dire en faisant abstraction des pétales ouverts.

C’est une phase fastidieuse, mais nécessaire pour toute fleur. Je te conseille de gommer le trait faux après avoir tracé un nouveau trait pour le corriger, sous peine de recommencer exactement la même chose…

Pendant cette phase, je me vérifie, et n’oublie pas de revenir à une vision globale, générale, pour ne pas prendre le risque de changer d’échelle en cours de dessin. Cela fausserait tout !

Croquis des pétales à l’intérieur du cercle principal de la rose

J’ajoute ensuite les pétales extérieurs, qui sont ouverts, dans leurs proportions et contours exacts.

Croquis des pétales extérieurs de la rose

Tu le vois dans la vidéo ci-dessous, je prends mon temps !

Feuilles et tiges

Je dessine la tige de la fleur et ses feuilles, pour lui donner un contexte, pour « l’habiller ».

Comment mettre en couleur la rose ?

Avec mes crayons de couleurs, je n’ai pas la couleur exacte de la fleur. Ce n’est pas très grave, j’ai choisi cet outil, ce medium, en connaissance de cause.
Ce qui m’intéresse ici n’est pas de dessiner en hyper réalisme, mais de faire un croquis rapide de la fleur.

Je choisis un rouge et un brun, qui vont me permettre de mettre en valeur le volume de la fleur.

Je commence ici par les ombres rouge foncé, que je dégraderai ensuite. Je garde le brun pour plus tard, si j’ai besoin d’ajouter du contraste.
C’est l’inverse, totalement, de l’aquarelle, mais c’est ce qui m’a semblé là le plus intuitif. Je ne voulais pas perdre mes contours, ce qui serait arrivé si j’avais colorié une base colorée.

Aux crayons de couleurs, il est nécessaire de faire attention au sens des coups de crayons. Je les agence en petits coups, dans le sens de la hauteur du pétale.
Cela donne des coups de crayons en « soleil », autour du cœur, car les pétales sont recroquevillés autour.
De même, je donne plus ou moins de densité à la couleur en appuyant plus ou moins sur mon crayon. Je dégrade la couleur.

Coups de crayons de couleur pour les ombres

Pétale dessiné et coloré après pétale dessiné et coloré, la rose va ainsi prendre tout son volume, et apparaître en 3 dimensions, comme « sortir de la page ».

Un crayon de couleur rose permet de ne pas changer le contraste, important à conserver, mais d’ajouter de la surface de colorisation, à rehausser ta couleur, si tu trouves ta rose trop blanche. Attention, tout de même, à ne pas en abuser !

Rose rouge – croquis coloré

Ajout du contraste

Avec mon crayon de couleur brun, donc, j’ajoute un peu de contraste là je trouve qu’il manque.
Euh… non, en fait, il se trouve trop proche en couleur de mon rouge.

Pour ajouter du contraste, je dois donc jouer sur les couleurs complémentaires. J’obtiendrai le brun en mélangeant le rouge et le vert.

Ajout du contraste des pétales de la rose au crayon vert

Feuilles et tiges en couleur

Les feuilles et les tiges ne sont pas mon sujet principal. Tout du moins, je ne souhaite pas les mettre en valeur.
Je dessine leur contours précis, et choisis un crayon de couleur clair pour qu’elles se mettent en retrait par rapport à la fleur.

Croquis de la rose, finalisé

Conclusion

Voici donc une rose, croquée sur le vif, au crayon de couleur !
Je te propose de voir la fleur de pommier, aux crayons de couleurs et pastel sec, en cliquant sur le bouton ci-dessous.

A très vite, pour un nouvel article !

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Comment dessiner l’écorce d’un arbre ?

Bonjour !

Tout d’abord, qu’est-ce que l’écorce ?
Regardons la définition du Petit Larousse : Ensemble de couches cellulaires de l’axe des végétaux vasculaires, entourant le cylindre central, séparé de celui-ci par un endoderme et recouvert extérieurement par un épiderme.
J’ai choisi cette définition, car tout d’abord, elle est compliquée, certes, mais elle veut bien dire ce qu’elle veut dire : il s’agit tout simplement de la peau d’un arbre, ou d’un arbuste.
Et son grand avantage est que la complexité de cette définition illustre bien ce que l’on peut ressentir devant une écorce : comment vais-je pouvoir retranscrire ce bazar organisé ?

En effet, cette peau est pleine de creux et de reliefs, de strates, de craquelures, etc, qui sont régulières et irrégulières en même temps. A nous de simplifier. Pour ce faire, il faut que l’on observe la structure tout d’abord, avant de s’amuser à dessiner les petites bosses, les ombres, la mousse, les couleurs… voire même les insectes s’il y en a (moi, ça m’éclate !). 

Dans tous les cas, l’écorce nous donne des informations sur la vie de l’arbre que l’on a choisi. Quel âge ? Quelle santé ? Quelle essence ?

L’écorce aura à chaque fois des strates et des craquelures différentes, selon l’essence de bois et la vie de l’arbre.

Que choisir pour sa future esquisse ?

Ce que tu aimes, ce qui t’inspire !
Personnellement, j’ai choisi un tronc qui a une écorce avec beaucoup de reliefs et plutôt régulière. Ainsi, il sera très contrasté, contrairement à une écorce lisse. Ce n’est pas parce-qu’il y a beaucoup de reliefs qu’il faut se décourager !

Quels éléments à dessiner faut-il prendre en compte ?

Regardons, simplement, quelques éléments :

  • Quelles sont les couleurs de l’écorce ? Ici, je vois un peu de vert, du blanc, du gris, et puis du brun et du noir… Ca fait beaucoup, mais ce n’est pas grave. On les prendra en compte si l’on réalise un dessin en couleurs. Tu verras, il suffira de te fier à ce que tu vois devant toi.
  • Quelle est l’épaisseur des craquelures ? On peut mesurer avec son doigt, car souvent, on les croit moins en relief que ce qu’elles sont. Elles peuvent donc avoir l’épaisseur d’une phalange, de deux phalanges… ou plus, s’il s’agit d’un nœud !
  • Quel est le nombre des craquelures ? … 1, 2, 4, 4, 5… X ? Ouh ! Cela commence à faire beaucoup !

Ne panique pas, l’objectif avec toutes ces informations, pour nous dessinateurs.trices, est de faire comprendre à notre spectateur que notre dessin représente bien une écorce et pas un vieux crépis. On ne sera donc pas en train de dénombrer les craquelures, mais plutôt de comprendre, à la dizaine près, à quelle fréquence l’arbre se « plie ».

Comment cadrer ?

Comment prendre nos repères dans cette longueur de tronc ? Te souviens-tu de la vidéo à propos de la prise de repères avant de dessiner ?

La voici :

J’y dis, notamment, que l’on ne coupe pas notre dessin n’importe où. Il vaut mieux éviter les articulations du sujet et la périphérie du sujet – ne mets pas ton cadre tout contre.

Ici, dans un tronc, un nœud, une branche, ou l’environnement à l’arrière de l’arbre peuvent te servir de repères.
Prend tes repères au bord du tronc : s’ils touchent l’arbre, tu ne sera pas trompé.e par un effet de perspective.

Comment commencer son dessin ?

Eh bien… Commençons par inscrire tous nos repères sur notre croquis : la largeur et la hauteur du tronc, en fonction des repères que tu as pris précédemment.

Ensuite, on trace « les grandes lignes » des reliefs. Encore une fois, l’idée est d’avoir la même fréquence au m2, pas le nombre exact de craquelures !

Tu auras déjà ainsi l’effet général de ton écorce : lisse ? Craquelée horizontalement, et/ou verticalement ? Piquée avec des petits points ? Régulière ou hétérogène ? Comportant un peu de mousse ?

Ensuite, les détails de l’esquisse arrivent !

Tu le vois sur cette vidéo, je m’efforce de dessiner plus en détails l’aspect rugueux de mon écorce. En effet, on va maintenant ajouter plein de détails : c’est ce qui va caractériser ton écorce, permettre que le spectateur puisse reconnaître l’essence de ton arbre ! C’est un peu fou, mais tout à fait possible !

Dans ces détails, tu peux t’ajouter pour toi-même des repères, comme des sortes de « prises de notes ». En effet, parfois, on peut être perdu.e au sein de toutes ces lignes, et perdre de vue la distinction relief/creux, un peu comme en dessinant un drapé.
En ajoutant un peu de nuances, tu pourras facilement retrouver tes repères : par exemple, un peu de noir voudra dire « ombre », donc « creux ».

Au bord du tronc, les reliefs sont vus plus en profil, donc sont plus resserrés et plus contrastés. A ce moment-là, tu auras envie de rendre les ombres plus en détails. Ne te prive pas, c’est normal, et c’est la prochaine étape. Cela tombe bien !

On harmonise ensuite tout cela, afin d’avoir des contrastes cohérents. Pense bien à avoir des vrais noirs, vrais gris, et vrais blancs. D’autres petites ombres vont se faire jour, et permettront de caractériser encore mieux l’écorce. C’est là qu’on commence à ne plus confondre un crépis d’une écorce dessinée, même si les deux croquis sont dessinés en noir et blanc 😉 Le spectateur pourra, oui oui oui, reconnaître l’essence de ton écorce, et éventuellement ne pas dire que c’est du « bois d’arbre ».

Un choix pour le rendu de mon dessin

Et c’est là que, toi, dessinateur.trice, tu as un choix à faire : à quel point contrastes-tu et détailles-tu ? Cela dépend de ce que tu voudrais montrer.

Cette fois, je vais m’amuser à détailler encore plus la première partie que j’ai dessinée, car j’ai vraiment envie de te montrer ce que cela peut donner. Je vais donc encore plus contraster, mais en laissant des points de lumière. Souviens-toi : le noir n’existe pas sans le blanc ! Ma partie droite sera simplement plus foncée que ma partie gauche.

Et la mousse ? Un autre détail à dessiner ?

Cet aspect foncé provient de la mousse présente, que je n’avais pas encore détaillée dans mon dessin.

Ma structure étant là, mes craquelures étant dessinées, ma mousse irrégulière ne pose pas de problème. Elle ne remet rien en question, mais s’ajoute par-dessus, comme c’est le cas dans la nature. Si j’avais commencé par la mousse, la structure me manquerait.

Cette mousse, d’ailleurs, ajoute un rendu, ou un effet encore plus végétal. Super ! On ne peut que lire « arbre, écorce, mousse » en voyant mon dessin. Je suis sûre d’être comprise par mon spectateur !

Conclusion

En dessinant la structure grâce à quelques repères, puis en ajoutant les détails et les contrastes là où l’on souhaite guider l’œil du spectateur, on arrive à un résultat qui ne laisse aucune équivoque !
Et voici le résultat !

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Qu’as-tu encore de représenter ? En couleur ou en noir et blanc ? Un tronc ou un morceau de tronc ? Un tas de branchages ou une jolie branche ? Pour t’inspirer, je te montre un autre exemple de dessin d’écorce de ma main, ci-dessous… A tes crayons !

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Si tu as envie de (re)prendre le dessin, je t’offre une formation de 5 cours par email. C’est gratuit ! Pour cela : 

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Comment intégrer les ombres dans les traits de contours ?

Bonjour à tous !

Aujourd’hui allons plus loin que des contours banals, basiques, uniformes… Reprenons nos contours : ajoutons-leur les ombres directement, en un trait de crayon ! Cela donnera encore plus de volume à vos dessins. 

C’est une technique utilisable seule ou en renfort des ombres habituelles, dans un ou plusieurs dessins, selon vos souhaits ! 

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous pensez de ce cours et de ses résultats lors de tests chez vous !
Pour l’appliquer, je vous fais confiance pour trouver chez vous un sujet aux contours intéressants : enlacés, croisés, superposés… plis, livres, ceintures, plantes… etc !

Si tu rencontres des difficultés à dessiner des objets réels, je te propose de bénéficier de ma fomation gratuite, 5 cours vidéo de bases du dessin, grâce au formulaire ci-dessous :

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Choix du sujet à dessiner

J’ai choisi, pour ce thème en dessin, des ceintures. En effet, c’est une sujet qui se prête parfaitement à cet exercice, car il est très « linéaire ».
Il n’y a pas d’effets de matière pour nous déconcentrer, et il comporte des entrelacs très intéressants à reproduire.

Si les entrelacs t’intéressent, je te conseille de découvrir mon article sur le nœud, en suivant ce lien.

Esquisse de base du dessin

Je dessine d’abord les contours des ceintures, comme tout dessinateur a l’habitude de le faire.
Des proportions générales aux détails, les ceintures se placent, puis se précisent, les entrelacs sont présents et les boucles apparaissent.

Naturellement, certains traits seront plus légers que d’autres.
Par exemple, dans les courbes de retour des ceintures, sur les côtés des ellipses, le trait d’épaissit. Cela donne déjà une ombre.

Accentuons ce phénomène naturel.

Esquisse de base du dessin

Ombres et replis

Les ombres en effet se cachent dans les replis, et en-dessous des surfaces, des plis, bref de tout. Le soleil est – presque – toujours au-dessus.

Je dessine une première boucle ainsi :
Je retrace ses contours, et dessine deux contours parallèles illustrant l’épaisseur du cuir. Ceci, on le fait dans tous les cas.
Et après – et là, ça change – j’épaissis le contour du dessous. Cela crée une ombre à cet endroit précis.

Premier repli à droite, le plus foncé

Ombres et contours

Ensuite, je généralise cette technique, un peu partout.
Je me demande systématiquement

  • d’où vient la lumière, donc où est l’ombre (de quel côté de l’élément)
  • s’il y a une épaisseur à marquer
Première ceinture avec ombres dans les contours

Jeu d’ombres dans les contours

Et ensuite, je joue avec les épaisseurs de traits, et les nuances de traits. Tu le vois ici, j’ai des traits à la fois plus ou moins foncés, et plus ou moins épais.

La lumière se glissera là où les traits sont fins et/ou légers.

L’ombre se glissera dans les autres recoins.

Bien sûr, je peux dégrader l’épaisseur de mon trait, donc affiner mon trait progressivement ou non.
De même, je peux dégrader la nuance de mon trait, donc le rendre fort ou léger progressivement aussi.

Si j’interromps mon trait en entrelacs, cela montrera que le trait interrompu passe derrière le trait qui le croise. Comme ici, à droite de la ceinture, avec le trait le plus large.

Entrelacs des contours de la deuxième ceinture

Dans un exercice comme celui-ci, on n’ajoutera pas d’ombre portée, mais un simple trait pour signaler le plan – ici la table – sur lequel sont posées les ceintures.

ombres-et-traits-de-contours-cours-de-dessin-en-ligne-résultat
Résultat final !

Je te montre tout cela dans cette vidéo, dans laquelle tu me vois dessiner. Ce sera plus parlant encore !

Si tu souhaites voir d’autres applications de cette méthode incontournable, clique sur l’un de boutons suivants : il te montreront des dessins que j’ai réalisé à l’encre de Chine

A très bientôt pour de nouveaux conseils !

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