Chou rouge et ses trois couleurs

Voyons aujourd’hui quelles couleurs peut donner l’encre de chou rouge.

Avant de commencer, si tu ne me connais pas encore, les encres naturelles faites maison font partie de mes domaines d’expertise, avec le dessin, que j’enseigne depuis 11 ans.

Si tu souhaites télécharger ma palette de recettes pour fabriquer tes propres encres, elle est gratuite, il te suffit de remplir le questionnaire ci-dessous !

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A présent, parlons chimie et mélanges…

Tu vas avoir besoin, pour expérimenter en même temps que tu lis cet article et visionne la vidéo associée, de trois pots et de trois ingrédients :

  • l’encre de chou rouge (télécharge la recette grâce au formulaire ci-dessus)
  • du bicarbonate de soude ménager
  • du vinaigre blanc

Première étape : trois pots différents.

Cela a l’air bête, dit ainsi, mais n’oublie pas séparer ton encre en trois pots différents et propres avant de faire tes mélanges. Or de question de tout mélanger ! Cela fausserait toute l’expérience.

Garde bien de côté l’encre originelle.

Transvasement de l’encre de chou rouge

Deuxième étape : le vinaigre blanc

Ensuite, ajoute une cuillère à café de vinaigre blanc pour 10 mL d’encre de chou dans l’un des pots. Elle devient rose betterave !
Tu peux t’en servir sur le papier. Soit elle va rester rose betterave, soit, si tu as une vieille encre, elle deviendra bleue. C’est ce que j’ai pu observer !

Ajout du vinaigre blanc dans l’encre de chou rouge

Troisième étape : le bicarbonate de soude

Enfin, ajoute une cuillère à café de bicarbonate de soude pour 10 mL d’encre de chou dans le dernier pot. Elle devient bleue, puis verte !

Le mélange prend un peu plus de temps que celui du vinaigre, parce qu’on utilise ici de la poudre, qui met un petit instant à se diluer.

Cette encre est donc verte !

Ajout du bicarbonate de soude dans l’encre de chou rouge
Résultats des mélanges sur papier.

Petit conseil supplémentaire

Ne mélange pas ces trois encres sur un dessin. Sinon, l’acidité du vinaigre blanc va se diffuser dans toute l’encre, et il en va de même pour la basicité du bicarbonate !
Tout changerait alors de couleur.

Si tu souhaites du rose, prend la betterave, qui fera avec le chou de jolies fusions.
Si tu souhaites du vert, tu en trouveras d’autres à réaliser toi même dans la palette de recettes, à partir d’autres végétaux.

Bonnes expérimentations !
A très bientôt pour de nouvelles aventures,

dessin-en-voyage

Mélanger les encres naturelles et l’aquarelle, c’est possible ?

Voyons aujourd’hui une application possible du mélange entre encres naturelles et aquarelles.
Avant de commencer, si tu ne me connais pas encore, les encres naturelles faites maison font partie de mes domaines d’expertise, avec le dessin, que j’enseigne depuis 11 ans.

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A présent, voici ma démonstration 😉
Je réalise le visuel de référence pour la recette de l’encre de cranberry – ou canneberge – de ma palette, et je te fais profiter de ce moment pour t’expliquer comment je fais.

Par où commencer ?

D’abord, j’ai réalisé un dessin au crayon, des baies, leur tige, et leurs feuilles. Sans dessin, pas de précision !
Ce dessin, je l’ai légèrement gommé, afin de lui faire un « fantôme », c’est-à-dire un dessin très très léger, pour que le gris du crayon ne se mélange pas à l’encre et à l’aquarelle par la suite.

Dessin préparatoire

Comment utiliser l’encre naturelle ?

Ici, j’utilise l’encre de cranberry, qui est rose, et s’intensifie au séchage. J’en charge donc mon pinceau, et je peins le plus de baies possible, sans que celles-ci se touchent, pour contrôler mon encre au sein de chacune des baies.

J’ai aussi pris soin d’incliner mon papier, pour que l’encre soit plus concentrée en bas, là où seront les ombres. Cela donne déjà un petit effet d’ombrage.

Premières baies peintes

Les baies qui s’intercalent entre les premières seront peintes une fois les premières sèches !

Les premières baies ont séchés : je peins les autres !

Pour voir tout cela « en vrai », tu peux regarder la vidéo ci-dessous !

Comment mélanger l’encre avec l’aquarelle ?

Dans la palette d’aquarelles, mets un peu d’encre de ton choix, et ajoute, comme d’habitude de l’aquarelle, comme si l’encre était déjà un jus d’aquarelle. Tout simplement !

Attention cependant à bien rincer ton pinceau entre chaque nouvelle couleur, pour ne pas risquer de reprendre de l’encre rouge avec un pinceau bleu, par exemple… Ce qui t’obligerait à en refabriquer, car la couleur aurait changé définitivement !

J’ai donc mélangé un peu de bleu indantrène à mon encre de cranberry, pour réaliser quelques ombrages.

Ajout du mélange bleu&cranberry

Et puis, ne trouvant pas cela assez contrasté, j’ai mélangé mon encre avec du rouge de cadmium pourpre : quel beau rouge ! Ca y est, mes baies sont rouges.
J’ai pris soin de réserver, c’est-à-dire de ne plus peindre les parties en lumières, pour donner un effet de brillance et de volume aux baies.

Ajout mélange rouge&cranberry

Et encore plus foncé, comment faire ?

Pour foncer encore plus, j’ai pris juste de l’aquarelle : le brun Van Dyck Sennelier est magnifique pour faire des ombres lumineuses. Il s’est dégradé tout seul sur le papier dans les mélanges précédents.

L’aquarelle et l’encre, c’est aussi « laisser faire »…

Ajout des ombres au brun Van Dyck

Comment peindre les feuilles et les tiges ?

J’ai peint les feuilles et les tiges à l’aquarelle, avec du vert citron et du vert prairie, mais j’aurais pu utiliser de l’encre de tanaisie, ou d’artichaut, qui donnent du vert.

Conclusion

Après quelques minuscules finitions, voici le résultat !

A toi de jouer avec les mélanges !

formateur-dessin-en-ligne-creativite

Comment doser sa force et tenir son crayon ?

Fais-tu partie de ces gens qui gravent le papier quand ils dessinent ?
As-tu des souci de gommage : ta gomme ne gomme jamais assez fort ?
Est-ce que tu as des difficultés à ne pas appuyer sur ton crayon ?

Parlons-en.
C’est important.
Je te livre là quelques astuces qui changeront à tout jamais ton expérience en dessin.

Finies les traces de gomme, les coups de crayons trop appuyés, trop épais, trop brouillons, les croquis qui ressemblent plus à des gribouillages à de jolies esquisses !

Quel crayon de papier utiliser ?

Tout d’abord, il te faut connaître la classification – ou dureté – des crayons.
Le HB est au milieu, c’est le crayon le plus polyvalent. C’est celui qui t’intéresse ici, pour t’entrainer à moins appuyer.

Les crayons H, 2H, 4H, etc, servent aux traits de constructions, que l’on souhaite très légers. Ils sont dits « durs », ou « hard » en anglais… abrégé H. On n’appuie pas dessus… sous peine de graver le papier instantanément.

Les crayons B, 2B, 4B, etc, servent aux ombrages. Ils sont agréables pour noircir, contraster, bref, tout sauf être gommable, encore une fois. Ils sont dits « gras », ou « bold » en anglais… abrégé B. Tu me suis ?
Si on appuie dessus, on ne s’en soucie pas trop, car lorsque l’on ajoute les ombres et le contraste à un dessin, on est sensé être sûr.e de nos contours.
On ne les utilise pas avant !

Donc, pour commencer ton dessin comme ton entraînement, choisis un crayon HB : polyvalent, il va te permettre de tracer des traits légers et des traits plus appuyer, au fur et à mesure de l’assurance que tu acquiert au fil de ton dessin.

Où placer ses doigts sur le crayon ?

Un crayon, ça se tient entre le pouce et l’index, et se repose sur le majeur. Si tu souhaites en savoir plus, et voir mes explications à ce propos, une vidéo t’est accessible ici.

En plus, sache que plus tes doigts sont proches de la mine, plus tu auras de force sur ton crayon.
Toi qui souhaites alléger ton trait, je te conseille de mettre un peu de distance entre tes doigts et ta mine, au minimum 3 cm. Cela ne suffit pas ? Mets-les tout au bout du crayon. La crispation – et la douleur – occasionnées si l’on souhaite forcer dans ce cas devrait te dissuader ta main de conserver ses réflexes…

La bonne position des doigts pour tenir son crayon

D’ailleurs, de manière générale, si tu as mal à l’épaule, aux doigts, au poignet… après un dessin, c’est que tu y as mis trop de crispation, de stress, de force… Bref, détends-toi, c’est urgent !

Au cours d’un dessin, on peut aussi, même si l’on n’a pas de problème de force, rapprocher ses doigts au fur et à mesure.

  • Les traits de constructions seront les plus légers, réalisés avec des mouvements amples car on se concentre sur la globalité du sujet, ses proportions et contours généraux. On place alors ses doigts tout au bout du crayon
  • On peut ensuite souligner les bons contours, ceux que l’on souhaite conserver, ceux dont on est sûrs. Pour se faire, on place ses doigts à 2-3 cm de la mine. Puis on gomme le tout. C’est magique : tous les traits de construction s’effacent, les traits faux aussi, seuls restent les « vainqueurs » !
  • Puis, enfin, on s’attache aux détails et aux ombrages. Là, on appuie, on dégrade, on contraste notre croquis. On peut placer nos doigts près de la mine. Pour les détails, on pose le poignet, car nous n’avons plus besoin d’amplitude : on travaille dans le petit.
Doigts près de la mine de crayon
Doigts au bout du crayon

Comment savoir si je force trop ?

Si tu peux gommer le crayon sans conserver des sillons sur le papier, tu as le bon dosage. Si, en revanche, des sillons sont toujours là, même s’ils redeviennent blancs, tu appuies trop fort. Si tu n’arrives pas à gommer totalement tes traits, qu’il restent toujours un peu gris, c’est

  • soit que ta gomme est mauvaise. Opte pour la gomme « galet », qui ressemble à un galet blanc.
  • soit… que tu appuies trop fort encore. Courage !

Tu peux visionner tous mes conseils en vidéo, pour voir « en vrai » ce que j’entends pas là.

Le crayon : un moyen, pas un but

Changer d’état d’esprit peut aussi t’aider. Vois-tu ton crayon comme un moyen, ou comme un but ?
En d’autres termes, penses-tu que le dessin est un coup de main, ou que le coup de main est un moyen de parvenir à tes fins ?

Je te demande cela car si tu penses plus à ton crayon qu’à ton modèle, tu auras tendance à plus appuyer dessus.

Le dessin, c’est un coup d’œil, c’est apprendre à observer, affûter son regard, savoir retranscrire que nous... voyons.
Vois-tu maintenant comme la main et le crayon ne sont qu’un moyen pour arriver à notre but : un croquis ?

Essaie de penser plus à ce que tu vois, à tes yeux, à ton sujet, à ton dessin en lui-même.
Autrement dit, pense à « ce que tu fais », et non à « comment tu le fais ». Ca ira mieux.

Le syndrôme du soulignage

Est-ce que, lorsque tu n’es pas sûr de toi, tu traces 3 traits pour au lieu d’un seul ? Est-ce que tu te dis souvent :
« C’est presque ça mais pas tout à fait, mais pourtant si, mais en fait non, mais euh… et si je fonce plus, je verrai mieux ? »

ou bien :
« Non, ce n’est pas tout à fait ça, je gomme, je recommence…..mmm… Mais pourquoi je retombe au même endroit ? C’est comme ça alors ? Ce sont mes yeux qui voient mal ? Regardez, mes yeux, si je fonce, vous verrez mieux. »

Je pointe le syndrôme du soulignage

Je te le dis tout net : non, si tu fonces, tu ne verras pas mieux. Tu vas juste foncer ton trait. Tu n’y gagneras rien.
Tu risques même d’y perdre !

En traçant 3 traits pour un seul, tu perds de la lisibilité. Tu demandes à ton spectateur de choisir pour toi.
« euh… je n’étais pas sûr.e, alors j’ai noyé un peu le poisson. On y verras que du feu. »
Le souci, c’est que ni toi ni personne ne distingue plus rien. Dommage !

La solution ici est de conserver des traits légers, lorsque tu te corriges. Dessine d’abord le trait juste, corrigé, avant de gommer le trait faux. Ce sera considérablement plus simple !
Et cela t’évitera à chaque fois de reproduire la même erreur. Autrement dit, ne gomme plus avant de recommencer, mais corrige avant de gommer.
Sinon, même moi, je retomberais au même endroit. C’est ainsi que fonctionne l’Humain.

Suggestion : le lâcher de crayon

Enfin, en dernière astuce, tu peux t’amuser à « lâcher » ton crayon.
C’est ce que je montre à la fin de la démonstration de ma vidéo ci-dessus. Cela consiste à appuyer comme un boeuf sur le crayon lorsqu’on le pose, puis lâcher la force en le dirigeant vers la droite.
Cet exercice apprendra à ta main qu’elle aura beau tout lâcher, si la position de tes doigts (voir premier paragraphe) est correcte, le crayon restera en elle !

Ta main peut lâcher prise !

Lâcher de crayon !

Conclusion

Tu as maintenant plusieurs cordes à ton arc pour savoir doser ta force :

  • tu sais quel crayon utiliser
  • comment le tenir
  • tu sais identifier quand trop c’est trop
  • on a vu ensemble comment contrer le syndrôme du soulignage
  • et le lâcher de crayon sera ton arme secrète pour dresser ta main à moins se crisper autour du crayon !

Si tu suis mes conseils, un monde de douceur et de subtilités t’attend, et ton crayon de papier va danser sur le papier !
Dis-moi en commentaire si cet article t’a aidé.e, ça m’intéresse vraiment !

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Comment dessiner un chapeau – aquarelle et capillarité ?

Bonjour à toi !

Dans cet article, je te propose de prendre un prétexte : le sujet de Dessiner chez Soi, mon accompagnement VIP pour mes élèves, le chapeau, pour avoir l’occasion de te montrer une technique à l’aquarelle vraiment simplifiante lorsque l’on souhaite reproduire un sujet tressé : panier, cheveux, chapeau en osier, corbeille…

Comment faire pour avoir un dégradé correct, et ainsi créer de belles ombres dans notre tableau, même pour un objet « à trous » ? En jouant avec la capillarité.

Voyons cela tout de suite !

Comment dessiner les contours d’un chapeau ?

Construction de deux axes

Un chapeau contient deux axes : un vertical, qui passe par le sommet de la tête lorsqu’on le porte, et un horizontal, qui correspond à la ligne avant-arrière de la tête.
Ceci qu’il posé ou porté, bien sûr !

Il nous faut donc d’abord trouver l’inclinaison de ces deux axes, afin de construire le dessin de notre couvre-chef.

Dessin du bord du chapeau : une ellipse

Ensuite, gardons en tête qu’une ellipse, c’est symétrique. Ici, nous avons un chapeau aux bords plus ou moins réguliers, plus ou déformés.
Cela veut dire que la symétrie n’est peut-être pas totale sur le terrain, mais il est bon de savoir qu’en théorie, oui.
Tu le vois sur mon esquisse, mon ellipse – le bord du chapeau – est symétrique verticalement (haut-bas), mais pas tout à fait horizontalement (droite-gauche), du fait des déformations du trilby.

Dessin de la partie supérieure du chapeau

Enfin, dessinons la partie supérieure du chapeau.
Celle-ci commence au même niveau que le bord du chapeau : l’ellipse basse, qui correspond au tour de tête, a donc les mêmes axes de symétrie que le bord du chapeau. Elles sont concentriques.

Le dessus du chapeau est, lui, plus simple à dessiner : les contours sont un peu trapézoïdaux, et le dessus est plus géométrique.


Si ici, à ce stade, tu galères déjà trop pour ton dessin, je t’offre 5 premiers cours de bases offerts, dans lesquels tu pourras en savoir un peu plus sur les ellipses. Pour en bénéficier, dis-moi qui tu es :

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Esquisse des détails du chapeau

J’ajoute ensuite le nœud, les détails, je vérifie mes proportions, et… mon dessin, mon esquisse préparatoire est terminée !

Mise en couleurs et exercice de capillarité avec l’aquarelle

C’est là que tout commence, et que la magie opère !

Pour tout voir en vidéo, regarde bien à partir de la minute 6’20 !

D’abord, on gomme légèrement le chapeau, de sorte à voir les traits, mais léger-léger, qu’il n’y ait pas de gris dans notre aquarelle ensuite.

Ensuite, on dessine directement, avec un pinceau fin – ici, je teste le pinceau Optimo, Escoda 2 – le tressage de l’osier, à l’eau claire. L’idée est là de créer comme de petits canaux d’eau.

Et là, on ajoute le pigment, ici je prends de la Terre d’ombre brûlée de chez Sennelier, et, par capillarité, celui-ci va se diffuser dans les canaux d’eau. Magique !

C’est ainsi que, en mettant plus ou moins de pigment, pour foncer une partie, on obtient de très doux dégradés, à l’intérieur même du tressage, tout en conservant les trous de celui-ci.

On peut aussi, si l’on veut agrandir la zone travaillée, ajouter de l’eau, et tirer les canaux. le pigment et l’eau vont alors s’étaler selon la logique du tressage (regarde la vidéo si je ne suis pas claire).

Je crée ainsi trois parties, les plus ombrées, dans le tressage du chapeau.

Mise en couleurs du ruban et du bord du chapeau

Pour poursuivre le couvre-chef, je peins le ruban, avec la technique courante de l’utilisation de l’aquarelle : je mouille mon pinceau, je caresse le pigment, et j’applique sur le papier.

Je peins aussi le bord du chapeau, qui a la particularité, pour ce Trilby, d’être constitué de plusieurs bandes. Je les reproduis en peinture, avec des coups de pinceau qui les dessinent.

Lavis d’aquarelle – liaison et harmonie

Enfin, je crée un lavis, c’est-à-dire une couche de peinture claire, diluée, par-dessus les trois parties de tressage, et l’entièreté de la partie supérieure du chapeau, afin de lier ces trois parties ensemble.

Conclusion

Quelques tout petits détails et retouches après, lorsque la peinture est tout près de sécher mais pas encore tout à fait, j’ajoute :

  • Le nœud et son ombre, en ajoutant du pigment sombre en lieu de place des ombres. Le dégradé se fera tout seul grâce à l’eau qui va diffuser le pigment,
  • L’ombre portée : un trait très foncé tout contre le chapeau, au pinceau fin, puis un trait d’eau tout contre le premier, afin de faire diffuser la couleur, tout en conservant le pigment, donc l’ombre, bien contre le chapeau.

Et voici le résultat !

Croquis aquarellé d’un chapeau Trilby

Si tu veux en apprendre plus sur le dessin de chapeau aux crayons de couleurs, clique sur le bouton ci-dessous :

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Comment dessiner un chapeau – crayons de couleurs ?

Chapi chapo
Patapo
Chapi chapo
Patapi !

Aujourd’hui, parlons couvre-chef : je te montre comment dessiner un chapeau !

Il y a toutes les formes de chapeaux possibles : du simple à l’invraisemblable, tout existe.
Tu peux piocher dans les couleurs et dans les formes, prend surtout le chapeau qui t’inspire !

Petit conseil cependant : si tu débutes, les chapeaux sombres seront plus compliqués à voir donc à dessiner.

Pour moi, et avoir ainsi à dessiner un chapeau ni trop simple ni trop compliqué, je choisis un chapeau d’homme, en paille, un Trilby.

Mon modèle du jour : un Trilby

Par où commencer ?

Je commence par choisir mes couleurs : 2 qui définissent le sujet, 2 claires, et 2 très foncées.
Ce sera important pour donner du contraste au dessin !

Pour en savoir plus à propos du choix de couleurs pour un dessin, je te conseille de visionner la vidéo dans laquelle j’ai compilé mes conseils !

Je commence par les contours, comme toujours, cette fois avec les crayons de tons moyens. En appuyant très légèrement !

Un chapeau a une base ovale ou ronde. Ronde comme la capeline, que je te présente en vidéo, ou ovale, comme ici. On se sert ainsi des axes de l’ovale pour la structure du couvre-chef.

Je peux ainsi dessiner les bords extérieurs du Trilby.

Tracé des axes X,Y et Z, et de l’ovale extérieur des bords du chapeau.

Le bord intérieur sera concentrique au premier, peut-être un tout petit peu décalé. Il n’a cependant pas toujours tout à fait la même forme.

Ensuite, rapidement, le haut du chapeau vient. Je gomme les traits faux, et je garde les traits justes, ainsi que les traits de construction, une fois que je suis sûre de mes contours.

La silhouette est tracée : je gomme les traits de constructions et les traits faux

A ce stade, si tu rencontres des difficultés à dessiner les contours de ton chapeau, je t’offre 5 cours de bases, gratuits. Pour cela, rien de plus simple : demande-les moi :

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Asymétrie, relèvements, bords et creux du chapeau

Je continue de dessiner les contours de mon chapeau, en affinant sa silhouette.
Comme il n’est pas tout à fait symétrique, je me fie totalement à ce que je vois. Je n’ai pas d’autre choix !

La silhouette et la structure du Trilby sont dessinées, avec leurs déformations.

Pour le voir en vidéo, clique ci-dessous :

Ajout des détails et matières

Lorsque l’on veut rendre compte d’une matière dans un croquis, on dessine ses caractéristiques dans les ombres.
Cela permet de laisser les parties lumineuses claires, et d’assombrir autant que souhaite les parties sombres.

J’ajoute donc une ligne parallèle au bord intérieur pour esquisser les contours du ruban, puis je trace le tressage de l’osier qui compose le cousin du Panama.

Ceci au crayon de ton moyen, pour commencer ! En effet, on pourra ajouter les nuances un tout petit peu plus tard, avec les couleurs foncées choisies en préambule.

Tracé du tressage de l’osier au crayon de couleur de ton moyen.
Ajout, grâce à un crayon de couleur plus foncé, des ombres de la partie en osier.

Le fait ici de tracer le tressage me permet de conserver l’aspect lumineux des petits trous présents entre les tiges d’osier. Sans cela, j’obtiendrais un chapeau à base lisse, sur lequel on aurait rajouté de l’osier.

Le ruban du Trilby

Pour le ruban, je réalise un dégradé en hachures verticales, autant en couleur qu’en valeurs.

Ombrage du ruban.

Dessin des bords relevés : ombrages

Pour les bords, je prends mon crayon de couleur de ton moyen, rose. Je dessine le tressage, encore une fois, mais ici, je n’ai pas de petits trous lumineux à conserver. Je peux donc étaler ma couleur un peu plus.

Dessin du tressage des bords du chapeau

J’ajoute aussi les ombres plus foncées avec mon crayon rouge foncé. N’hésite pas, ainsi, à ombrer fort. C’est cela qui va donner du volume à ton dessin !

Ajout des ombres sur les bords du chapeau

Enfin, j’ajoute l’ombre portée : des coups de crayons horizontaux, car mon support, la table, est horizontale.

Conclusion

Mon dessin final !

Pour un chapeau bien dessiné, je te conseille de te référer d’abord à sa structure. Les axes t’aideront à ce qu’il ne soit pas penché alors que tu le voudrais pas.

Ensuite, dessiner les ombres en même temps que sa matière, c’est ainsi que l’on va pouvoir comprendre comment et en quoi il a été fait.

Enfin, contraste est le maître mot pour le faire sortir de la page, lui donner pleinement son volume !

Quel chapeau vas-tu avoir envie de dessiner ? Surprise dans tes placards ! 😊

Si tu veux peindre ton chapeau à l’aquarelle, clique sur le bouton ci-dessous : savoir faire diffuser ses pigments par capillarité va abaisser tes difficultés de plusieurs crans !

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Encre de Chine – questions débutant

Bonjour à toi !

Je te partage ici un moment avec mon Papa, très fort en dessin, mais débutant en encre de Chine.
A l’occasion de Noël 2020, je lui ai fait bénéficier de mes conseils, qui peuvent te profiter à toi aussi !

Si toi aussi tu provoques un désastre lorsque tu prends la plume et/ou l’encre de Chine, tu es au bon endroit !

Quel papier utiliser ?

Avec l’encre de Chine, tu peux utiliser tous les papiers :
– un papier d’imprimerie, 90g
– des papiers épais, blancs ou colorés
– des papiers lisses ou rugueux.

Les papiers rugueux vont te permettre de créer des effets.
C’est ton choix, tout cela !

Une des propriétés de cette encre est d’être épaisse. Elle ne va donc pas baver, pas déborder, pas transpercer.
Un grand avantage !

Pour tes exercices brouillons, utilise donc du papier brouillon, comme tes anciennes factures.
Et passe ensuite au vrai bon dessin, soit dans ton carnet de croquis de voyage, soit sur du papier aquarelle parce que tu veux le mettre en couleur, ou sur du papier pour crayon si t préfères les crayons de couleurs… etc. Tout est possible.

Il est aussi possible, avec l’encre de Chine, de passer d’autres encres et/ou aquarelles par-dessus : elle ne bavera pas.

Un vrai feutre indélébile, et naturel !

Quelle encre de Chine choisir ?

Il y a différentes épaisseurs de cette encre, cela dépend des fabricants.
Si tu trouves qu’elle est trop épaisse, n’en change pas. Ajoute-lui un tout petit peu d’eau, cela peut déjà faire la différence !

Evite par contre les encres pébéo, colorex : elles sont trop diluées, celle-ci.

Quelle plume choisir ?

Si tu t’es déjà posé la question, tu as peut-être pu te sentir submergé par le choix de plumes que nous avons à porter de main.

Pour le dessin, choisis une plume plutôt à bout rond, elle sera plus douce à utiliser. Et le top du top, c’est la plume qui recule ! Celle qui permet non seulement de faire des boucles à l’endroit, mais aussi à l’envers !
Pour bien comprendre ce que je dis, regarde cette vidéo :

Comment retrouver ses plumes ?

Le première étape à effectuer, une fois que tu les as choisies, est de les tester, et de les répertorier sur de petites languettes.

Ces petites languettes te serviront à connaître d’avance les propriétés de chaque plume : l’épaisseur de trait qu’elles peuvent produire, leur souplesse, et… si elles reculent ou non.

Que faire avec une plume neuve ?

Parfois, les plumes ont un apprêt, lorsqu’elles sont neuves.
Il s’agit d’un film protecteur, anti-rouille. Cela veut dire que l’encre et l’eau n’y adhèrent pas, glissent tout de suite.

Tu peux alors passer ta plume au-dessus d’une légère flamme, en faisant bien attention à ne pas jaunir le métal.
Si tu jaunis le métal, tu risques de perdre les propriétés de souplesse de la plume !
l’idée est là de chauffer l’aprêt, pour qu’il se « dissolve ».

Si tu n’y arrives pas, rachète une plume : c’est qu’il y a un disfonctionnement quelque part. Cela nous est arrivé, avec mon Papa !

Le geste à avoir avec une plume

Pour avoir un maximum d’autonomie, et, en même temps, éviter les taches, un geste est primodial :

Tremper ta plume jusqu’à son réservoir :
Son petit trou, si elle en a un. Si elle n’a pas de réservoir, trempe-la jusqu’à au moins dépasser le triangle de la pointe.
Quand tu la ressors, essuie l’arrière de ta plume contre le bord de ton encrier, afin que l’encre soit répartie de manière homogène sur l’arrière de la plume.

Bon encrage
Encrage insuffisant

Comment redonner de l’espoir à une encre qui sèche trop vite sur sa plume ?

Pour plus d’autonomie encore, si tu fais un grand dessin, tu peux, lorsque l’encre de Chine sèche un peu trop vite sur la plume, tremper un peu ta plume dans l’eau claire.
Cela redonne de la fluidité à l’encre, et c’est reparti pour le dessin !

Résultat

Dessin presque terminé

Et voici le dessin, presque terminé, de mon Papa ! Tu as vu ? Aucune tache ! Et l’assurance de rester motivé jusqu’au bout 😉

A toi de jouer !

Si tu as envie d »être guidé par mes soins pour apprendre les encres et les aquarelles, voici le lien où tu peux avoir toutes les informations sur ce que je propose :

Intensifier ses couleurs à l’aquarelle et à l’encre

Dans cet article, je te propose que l’on voie ensemble un point crucial, en aquarelle, et à l’encre naturelle : comment intensifier sa couleur ?

En effet, tu as peut-être déjà :
manqué de pigment en aquarelle,
– ou manqué de couleur à l’encre, particulièrement à l’encre naturelle faite maison ?

Comment faire pour avoir de belles couleurs intenses ? Voyons cela ensemble.

Nota Bene : cet article te montre comment intensifier ses couleurs avec une encre naturelle : le chou rouge. Toutes ces astuces sont transposables à l’aquarelle !

Télécharge gratuitement ma palette de recette d’encres naturelles !

Avant que l’on continue, une chose est essentielle : avoir ses outils ! Si tu as envie de tester les encres naturelles faites maison, télécharge ma palette de recettes gratuitement !

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Par où commencer sa peinture ?

Tout d’abord, je te conseille de dessiner ton sujet au crayon HB. Ici, je choisis de dessiner un éléphant.
Crée ensuite son « fantôme », en le gommant légèrement. Cela évitera que le graphite de ton crayon se dilue en gris dans ton encre et/ou ton aquarelle !
L’objectif est que tu voies encore ton dessin, mais en filigrane seulement.

Dessin au crayon du sujet de ma peinture : un éléphant
Gommage pour n’avoir plus que son « fantôme » sur la page.

Technique d’aquarelle : le lavis

J’avais envie de contextualiser mon éléphant. J’ai donc, d’abord, réalisé un lavis.
Le lavis est une couche plus ou moins pigmentée, en aplat ou en dégradé, sur tout ou partie de l’œuvre.

Ici, à l’encre de chou, je dépose une fine couche en aplat, juste pour ne pas avoir un fond blanc.
Ce sera donc ma première couche d’encre, ici.

Peinture du lavis : ma première couche d’encre de chou rouge

Pour bien comprendre comment je dose l’eau, tout au long des différentes couches que je vais peindre au cours de cet article, je te conseille de regarder la vidéo ci-dessous :

Technique d’aquarelle : le couche par couche

Couche n°2 : partie 1

Une fois le lavis sec, je commence à traiter mon sujet : l’éléphant. J’applique une seconde couche d’encre, généreusement, pour intensifier la couleur sur l’animal. Je prends soin d’appliquer cette encre sur des surfaces qui ne se touchent pas, afin de pouvoir conserver leurs délimitations.

Application de la deuxième couche d’encre : les premières surfaces du sujet

Couche n° 2 : partie 2

Je joue ensuite avec le degré de séchage pour appliquer la deuxième couche d’encre sur les surfaces qui restent à colorer – intensifier.
De même, je fais attention à ne pas faire fusionner les surfaces, sans quoi je perds leurs délimitations.

Application de la deuxième couche d’encre : les autres surfaces du sujet

Couche n°3

Les détails et les ombres

Une fois cette couche totalement sèche, je peux encore intensifier ma couleur, en suivant le même principe.
Cette fois, je fais alors apparaître les ombres et les détails avec une troisième couche d’encre, aussi intense, pareillement dosée, mais dont les surfaces sont réduites.

Application de la troisième couche d’encre : détails et ombres

Le décor : arrière-plan

Sans attendre le séchage, je peux travailler le décor : de hautes herbes, en commençant par le fond.

En effet, plus j’ajoute des couches d’encres, donc de l’intensité à la couleur, plus l’élément coloré paraîtra proche du spectateur, au premier-plan.

Application de la troisième couche d’encre : décor de l’arrière-plan

Couche n° 4

Les détails et les ombres

Pour cette quatrième couche d’encre, je retravaille encore une fois mes détails et ombres, en surfaces plus petites encore.

Application de la quatrième couche d’encre : détails et ombres

Le décor : premier-plan

Enfin, je peins les hautes herbes du premier-plan, et surtout, j’attends que tout sèche !

Application de la quatrième couche d’encre : décor du premier-plan

Voici le résultat :

Résultat final : un éléphant peint à l’encre de chou rouge

Conclusion

Pour intensifier les couleurs à l’encre et/ou à l’aquarelle, pratique le couche par couche ! Cela demande de la patience, mais permet aussi de s’aventurer doucement.

Tu pourras aussi mélanger les couleurs, par ce biais-là, si tes couches n’ont pas la même couleur : une autre exploration intéressante…

Merci de m’avoir lue, à très bientôt !

dessin-en-voyage

Bien choisir ses pinceaux

Petit point pinceaux dans cet article !
Nous allons voir ensemble comment les choisir, les utiliser et les entretenir.

Je fais donc un petit tour d’horizon de mes propres pinceaux, ceux que j’aime et d’autres moins.

Nota bene : je te guide pour choisir les pinceaux les plus judicieux pour travailler avec des mediums, peintures, naturels. Je parle donc de matériel pour l’aquarelle.
Si tu travailles avec de l’acrylique, par exemple, celle-ci est synthétique.

Tour d’horizon de mes pinceaux

Ne jette aucun pinceau. Ils te serviront forcément à un moment donné.

Si je dois en choisir un, et un seul, c’est le petit-gris de chez Raphaël. Il en existe plusieurs tailles, le mien est le 803 3/0.

Son avantage est son naturel.
Il a donc une grande souplesse,
et répartit très bien l’eau dans ses poils.
De plus, il a une belle pointe, qui permet une relative précision.

Travaillant avec des encres et des aquarelles naturelles, il est plus judicieux d’utiliser un pinceau naturel que synthétique.
Si tu as une seule chose à retenir, c’est ce parallélisme :
Le naturel convient au naturel.
Le synthétique convient au synthétique.

Si je prenais un pinceau synthétique, il aura moins de précision, moins de souplesse.

3 références à retenir :

– le 803 3/0 petit-gris Raphaël
– le 803 2 petit-gris Raphaël

Ce sont deux pinceaux à lavis, qui dureront au moins 20 ans dans tes mains, si tu travailles l’aquarelle ou les encres naturelles, faites maison ou non.
le 6 INT 3 imitation petit-gris Raphaël, qui est plus petit. Il te permettra autant de précision qu’une plume à dessin !

Pour de la gouache, plus épaisse, on peut se permettre de prendre des pinceaux synthétiques, car le manque de précision manquera moins.
Il existe donc des sets de pinceaux, pas très chers, très bien pour débuter la gouache.

Pinceaux à éviter pour les encres naturelles et l’aquarelle

– Le synthétique de chez Raphaël, qui conviendra mieux à la gouache.
– Et les pinceaux japonais, dits fins, mais plutôt de taille moyenne. Ils seront plutôt à utiliser pour de la calligraphie japonaise.
Les pinceaux de ta plus tendre enfance, qui n’auront jamais de pointe, seront très bien pour tes bricolages.

Pinceau synthétique, Raphaël
Pinceaux japonais

Le pinceau à proscrire, dans tous les cas

Pinceau à réservoir d’eau

Le pinceau à réservoir d’eau, qui ne dure que 6 mois, auquel on oublie toujours de vider le réservoir, qui ne te propose pas une pointe au top, même si il en existe plusieurs tailles.
Il n’est donc pas polyvalent.

En plus, il t’empêche d’avoir de la souplesse dans ton geste, car devoir appuyer sur le pinceau en même temps que la peinture crispe totalement le geste, voire fait mal au poignet.

Enfin, franchement, si l’on peut se passer de plastique, autant le faire, non ?
Personnellement, couper les poils d’un animal une fois est un impact écologique que j’accepte, et que j’assume.
Demander à produire un pinceau en plastique ou synthétique tous les 6 mois ne me convient pas, en terme de consommation de ressources énergétiques.

Comment utiliser ses pinceaux ?

Pour ne pas abîmer les poils :
– ne pose pas ton pinceau sur le papier à la verticale,
– ne l’utilise pas « à rebrousse-poil »

Incline plutôt ton pinceau, plus ou moins, selon la finesse du trait que tu veux peindre.
Enlève le surplus d’eau pour retrouver ta pointe, en caressant une fois sur le bord du verre d’eau, ton pinceau.

Tu peux voir mon geste ainsi que les expérimentations et tests de 4 pinceaux différents, synthétiques ou naturels, dans la vidéo ci-dessous – minute 9’30

Pour télécharger gratuitement ma palette de recettes d’encres naturelles et en savoir plus à propos de mon module de formation Encres & Aquarelles, dis-moi qui tu es :

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Dans quoi ranger ses pinceaux ?

Trousse à pinceaux

Dans une trousse à pinceaux, de préférence, en tissu, telle que tu la vois dans les images de cet article.
Cette trousse sera transportée debout, dans ton sac à dos de randonnée…

Ne remets pas les canules, les petits plastiques qui protègent les pinceaux neufs, car tu risque plus de conserver l’humidité, et de plier ou casser les poils que de les protéger.

Comment conserver ses pinceaux ?

Un pinceau s’abîme s’il se craquelle, ou ses ses poils sont cassés, pliés, coupés.
Après avoir utilisé ton pinceau, donc, essuie-le sur un chiffon, afin d’éviter que l’eau remonte sur le manche en bois et fasse craqueler ce dernier, et laisse-le sécher à l’horizontale sur un porte-pinceau, ou sur ton chiffon 24h.

Essuyage de mon pinceau à lavis

Ensuite, tu pourras le mettre dans un pot de crayon, poils en haut : l’idéal pour les retrouver facilement, et qu’ils ne tombent pas en roulant.

Conclusion

J’espère que cet article t’aura aidée !
A très bientôt pour de nouvelles vidéos ! Tu peux en découvrir plusieurs sur ma chaîne youtube – Florence ADAM, à propos des encres naturelles !

Comment dessiner à la plume et aux encres naturelles ?

Loin d’être un retour dans le temps, les encres naturelles sont au contraire un bond dans le futur.
Elles permettent une autonomie complète – si l’on sait faire du papier – pour dessiner, quoi qu’il arrive.

Télécharge les recettes !

Certaines recettes, que tu peux télécharger ici, sont même tellement simples, que tu auras moins de matériel à emmener avec toi en résidence de vacances.

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Démonstration de l’utilisation de la plume

Je te montre ici comment utiliser l’encre naturelle de betterave, faite-maison, avec la plume.
La naissance d’une pivoine…

Mon secret pour dessiner à la plume

Mon secret pour avoir une grande période de dessin, et ne pas craindre les taches :
trempe ta plume jusqu’en haut de son réservoir (le trou central)
caresse le bord de ton pot avec l’arrière de ta plume
– et ta plume est suffisamment chargée, et son débit est contrôlé !

Essaie, tu verras par toi-même comme ce petit geste simple peut changer toute ton expérience.

Dis-moi en commentaire si tu as aimé ?
A très bientôt pour de nouvelles vidéos !

formateur-dessin-en-ligne-creativite

Peindre à l’aquarelle et aux encres naturelles – Plume et pinceau

Je te propose aujourd’hui une expérience : utiliser dans une même peinture l’encre naturelle de betterave, et de l’aquarelle.

Pour ce faire, je vais peindre un bouquet inspiré de pivoines. L’occasion de te montrer comment l’encre et l’aquarelle peuvent se mélanger, comment les fusions on lieu, et, surtout, comment doser l’eau avec ces deux mediums.

Quel pinceau et quelle plume utiliser quand on débute ?

Prends un pinceau polyvalent : le petit-gris 803 3/0 de chez Raphaël sera très bien pour débuter.
Tu peux lui ajouter le pinceau imitation petit-gris de chez Raphaël, 6 int 3 Softaqua, si tu as besoin de plus fin.

Pour la plume, là aussi, prend une plume polyvalente si tu ne veux pas avoir à tout le temps la changer et la nettoyer au cours de ton dessin. Une plume ronde, qui trace dans toutes les directions.

Comment peindre une pivoine à l’encre jus de betterave ?

Pour dessiner une pivoine, on commence par son centre. Son centre est composé de pétales recroquevillés les uns contre les autres, dont on ne voit et dont on vas tracer qu’un trait de contour : la ligne du dessus du pétale.

Pour peindre des choses fines comme celles-ci, prend bien ton pineau à la verticale, et n’appuie pas dessus : caresse ton papier très légèrement.

Tenue du pinceau à la verticale : je touche le papier qu’avec sa pointe.

Pour bien doser ton encre, trempe ton pinceau dans le pot d’encre, puis essuie le une fois sur le bord : cela enlèvera le surplus.

Ne prend que de l’encre, pas du tout d’eau ! En effet, on ne veut pas la diluer, ici, mais au contraire, garder toute son intensité. On la travaille donc un peu différemment de l’aquarelle.

Je te montre le geste dans cette vidéo :

Pour les pétales du bord, tu peux appuyer un peu plus sur ton pinceau. A peine ! Ne l’écrase pas !

Voici exactement comment :

Pour peindre les pétales extérieurs, j’appuie légèrement plus sur mon pinceau.

Peinture de quelques pivoines et dosage de l’eau et de l’encre

Trois pivoines plus tard, je n’ai pas du tout repris d’eau. En effet, mon encre est suffisamment liquide, et je veux, comme dis plus haut, garder au maximum son intensité.

J’ai donc pris beaucoup d’encre, soit beaucoup de liquide. J’ai donc, en relevant légèrement mon papier, un coussin qui se forme : c’est le surplus, que je vais enlever.

Petit coussin d’encre naturelle, donc de liquide, en surplus

Pour l’enlever, je rince mon pinceau, je l’essuie sur un chiffon, et je « trempe » mon pinceau dans le coussin qui s’est formé sur le papier. Le pinceau va alors aspirer ce coussin, et le surplus de liquide sera enlevé : youpi, je n’aurai pas d’auréole !

Aspiration du surplus d’encre avec le pinceau.

Comment peindre une pivoine à l’aquarelle ?

On peut peindre une pivoine à l’aquarelle avec exactement le même geste qu’à l’encre naturelle. Seulement, pour prendre de l’aquarelle avec le pinceau, il te faut l’humidifier (touiller ton pot d’eau), caresser ton godet de pigment, et appliquer ton pinceau sur le papier.

Première pivoine à l’aquarelle : je ne la pigmente pas trop pour mettre en valeur le jus de betterave

Pour ne pas avoir trop d’eau, applique le même geste qu’avec l’encre : essuie une fois sur le bord du pot d’eau ton pinceau, pour enlever le surplus.

De même, si tu veux un peu plus de pigment, tu peux revenir à ton godet, tu sentiras si tu n’as plus assez d’eau si ton pinceau s’ébouriffe.

Comment créer des fusions encre – aquarelle ?

Les fusions vont te permettre de lier les fleurs entre elles, et de créer une harmonie dans ton dessin. Cela va aussi créer des dégradés de couleur.

Pour ce faire, touche avec ton pinceau une pivoine à l’encre de betterave, avec de l’aquarelle sur ton pinceau.
Si tu touches une pivoine à l’aquarelle avec un pinceau plein d’encre, l’effet ne sera pas aussi joli : l’encre va avoir tendance à se diluer dans l’aquarelle.

Voici le geste : l’aquarelle se (dif)fuse, la couleur se dégrade.

Touché avec le pinceau plein d’aquarelle
Fusion aquarelle-encre-créée : la couleur se dif-fuse.

Coloration et dégradés

J’ajoute du pigment dans mes pivoines à l’aquarelle pour leur donner des ombres, donc du volume. Toujours dans l’humide, je peux créer des dégradés. Une fois le papier sec, ce n’est plus possible.

Ajout de pigment aquarelle pour créer des ombres

Composition du bouquet

Ensuite, j’ajoute des fleurs au gré de mes envies : de profil, de face, cachées, devant, à l’encre, à l’aquarelle… Là, c’est la maîtrise du dessin qui parle.

J’ajoute aussi, à la fin, les tiges des fleurs.

Composition du bouquet, à l’aquarelle et à l’encre naturelle faite maison

Si tu souhaites connaître quelques bases du dessin et tester ma pédagogie, je t’invite à me demander les 5 cours de bases pour dessiner d’après sujet réel : je te les offre !

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Comment utiliser la plume avec l’encre naturelle ?

L’encre naturelle de betterave est parmi les encres naturelles les plus foncées, tout comme le brou de noix, ou l’encre de chou rouge. Elle me permet donc d’utiliser la plume, et d’ajouter quelques fioritures vivantes à la plume.

Dessin de détails à la plume et à l’encre naturelle de betterave

Pour ne pas avoir de taches avec ta plume :

  • trempe ta plume dans le pot d’encre
  • Fais toucher le bord du pot par l’arrière de ta plume : cela enlèvera la goutte en trop
  • Et dessine !

Tu vas voir, ça marche à tous les coups.

Si jamais une éclaboussure arrive sur ton dessin : essuie-la avec ton chiffon, prend ton pinceau rincé pour la diluer, puis ré-essuie avec ton chiffon jusqu’à ce que la tache ait disparu.

Conclusion

Pour utiliser l’encre naturelle, ne dilue pas dans l’eau.

Pour utiliser l’aquarelle, humidifie ton pinceau. S’il ne l’est pas assez, il s’ébouriffera.

Pour doser ton eau, essuie ou fais toucher ton outil contre le bord du pot – d’eau pour l’aquarelle – ou d’encre. Cela enlèvera le surplus.

Si tu as encore trop d’eau, tu peux l’aspirer avec ton pinceau
Les éclaboussures peuvent s’enlever au chiffon et à l’eau !

Et toi, qui vas-tu dessiner ?

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