Comment doser sa force et tenir son crayon ?

Fais-tu partie de ces gens qui gravent le papier quand ils dessinent ?
As-tu des souci de gommage : ta gomme ne gomme jamais assez fort ?
Est-ce que tu as des difficultés à ne pas appuyer sur ton crayon ?

Parlons-en.
C’est important.
Je te livre là quelques astuces qui changeront à tout jamais ton expérience en dessin.

Finies les traces de gomme, les coups de crayons trop appuyés, trop épais, trop brouillons, les croquis qui ressemblent plus à des gribouillages à de jolies esquisses !

Quel crayon de papier utiliser ?

Tout d’abord, il te faut connaître la classification – ou dureté – des crayons.
Le HB est au milieu, c’est le crayon le plus polyvalent. C’est celui qui t’intéresse ici, pour t’entrainer à moins appuyer.

Les crayons H, 2H, 4H, etc, servent aux traits de constructions, que l’on souhaite très légers. Ils sont dits « durs », ou « hard » en anglais… abrégé H. On n’appuie pas dessus… sous peine de graver le papier instantanément.

Les crayons B, 2B, 4B, etc, servent aux ombrages. Ils sont agréables pour noircir, contraster, bref, tout sauf être gommable, encore une fois. Ils sont dits « gras », ou « bold » en anglais… abrégé B. Tu me suis ?
Si on appuie dessus, on ne s’en soucie pas trop, car lorsque l’on ajoute les ombres et le contraste à un dessin, on est sensé être sûr.e de nos contours.
On ne les utilise pas avant !

Donc, pour commencer ton dessin comme ton entraînement, choisis un crayon HB : polyvalent, il va te permettre de tracer des traits légers et des traits plus appuyer, au fur et à mesure de l’assurance que tu acquiert au fil de ton dessin.

Où placer ses doigts sur le crayon ?

Un crayon, ça se tient entre le pouce et l’index, et se repose sur le majeur. Si tu souhaites en savoir plus, et voir mes explications à ce propos, une vidéo t’est accessible ici.

En plus, sache que plus tes doigts sont proches de la mine, plus tu auras de force sur ton crayon.
Toi qui souhaites alléger ton trait, je te conseille de mettre un peu de distance entre tes doigts et ta mine, au minimum 3 cm. Cela ne suffit pas ? Mets-les tout au bout du crayon. La crispation – et la douleur – occasionnées si l’on souhaite forcer dans ce cas devrait te dissuader ta main de conserver ses réflexes…

La bonne position des doigts pour tenir son crayon

D’ailleurs, de manière générale, si tu as mal à l’épaule, aux doigts, au poignet… après un dessin, c’est que tu y as mis trop de crispation, de stress, de force… Bref, détends-toi, c’est urgent !

Au cours d’un dessin, on peut aussi, même si l’on n’a pas de problème de force, rapprocher ses doigts au fur et à mesure.

  • Les traits de constructions seront les plus légers, réalisés avec des mouvements amples car on se concentre sur la globalité du sujet, ses proportions et contours généraux. On place alors ses doigts tout au bout du crayon
  • On peut ensuite souligner les bons contours, ceux que l’on souhaite conserver, ceux dont on est sûrs. Pour se faire, on place ses doigts à 2-3 cm de la mine. Puis on gomme le tout. C’est magique : tous les traits de construction s’effacent, les traits faux aussi, seuls restent les « vainqueurs » !
  • Puis, enfin, on s’attache aux détails et aux ombrages. Là, on appuie, on dégrade, on contraste notre croquis. On peut placer nos doigts près de la mine. Pour les détails, on pose le poignet, car nous n’avons plus besoin d’amplitude : on travaille dans le petit.
Doigts près de la mine de crayon
Doigts au bout du crayon

Comment savoir si je force trop ?

Si tu peux gommer le crayon sans conserver des sillons sur le papier, tu as le bon dosage. Si, en revanche, des sillons sont toujours là, même s’ils redeviennent blancs, tu appuies trop fort. Si tu n’arrives pas à gommer totalement tes traits, qu’il restent toujours un peu gris, c’est

  • soit que ta gomme est mauvaise. Opte pour la gomme « galet », qui ressemble à un galet blanc.
  • soit… que tu appuies trop fort encore. Courage !

Tu peux visionner tous mes conseils en vidéo, pour voir « en vrai » ce que j’entends pas là.

Le crayon : un moyen, pas un but

Changer d’état d’esprit peut aussi t’aider. Vois-tu ton crayon comme un moyen, ou comme un but ?
En d’autres termes, penses-tu que le dessin est un coup de main, ou que le coup de main est un moyen de parvenir à tes fins ?

Je te demande cela car si tu penses plus à ton crayon qu’à ton modèle, tu auras tendance à plus appuyer dessus.

Le dessin, c’est un coup d’œil, c’est apprendre à observer, affûter son regard, savoir retranscrire que nous... voyons.
Vois-tu maintenant comme la main et le crayon ne sont qu’un moyen pour arriver à notre but : un croquis ?

Essaie de penser plus à ce que tu vois, à tes yeux, à ton sujet, à ton dessin en lui-même.
Autrement dit, pense à « ce que tu fais », et non à « comment tu le fais ». Ca ira mieux.

Le syndrôme du soulignage

Est-ce que, lorsque tu n’es pas sûr de toi, tu traces 3 traits pour au lieu d’un seul ? Est-ce que tu te dis souvent :
« C’est presque ça mais pas tout à fait, mais pourtant si, mais en fait non, mais euh… et si je fonce plus, je verrai mieux ? »

ou bien :
« Non, ce n’est pas tout à fait ça, je gomme, je recommence…..mmm… Mais pourquoi je retombe au même endroit ? C’est comme ça alors ? Ce sont mes yeux qui voient mal ? Regardez, mes yeux, si je fonce, vous verrez mieux. »

Je pointe le syndrôme du soulignage

Je te le dis tout net : non, si tu fonces, tu ne verras pas mieux. Tu vas juste foncer ton trait. Tu n’y gagneras rien.
Tu risques même d’y perdre !

En traçant 3 traits pour un seul, tu perds de la lisibilité. Tu demandes à ton spectateur de choisir pour toi.
« euh… je n’étais pas sûr.e, alors j’ai noyé un peu le poisson. On y verras que du feu. »
Le souci, c’est que ni toi ni personne ne distingue plus rien. Dommage !

La solution ici est de conserver des traits légers, lorsque tu te corriges. Dessine d’abord le trait juste, corrigé, avant de gommer le trait faux. Ce sera considérablement plus simple !
Et cela t’évitera à chaque fois de reproduire la même erreur. Autrement dit, ne gomme plus avant de recommencer, mais corrige avant de gommer.
Sinon, même moi, je retomberais au même endroit. C’est ainsi que fonctionne l’Humain.

Suggestion : le lâcher de crayon

Enfin, en dernière astuce, tu peux t’amuser à « lâcher » ton crayon.
C’est ce que je montre à la fin de la démonstration de ma vidéo ci-dessus. Cela consiste à appuyer comme un boeuf sur le crayon lorsqu’on le pose, puis lâcher la force en le dirigeant vers la droite.
Cet exercice apprendra à ta main qu’elle aura beau tout lâcher, si la position de tes doigts (voir premier paragraphe) est correcte, le crayon restera en elle !

Ta main peut lâcher prise !

Lâcher de crayon !

Conclusion

Tu as maintenant plusieurs cordes à ton arc pour savoir doser ta force :

  • tu sais quel crayon utiliser
  • comment le tenir
  • tu sais identifier quand trop c’est trop
  • on a vu ensemble comment contrer le syndrôme du soulignage
  • et le lâcher de crayon sera ton arme secrète pour dresser ta main à moins se crisper autour du crayon !

Si tu suis mes conseils, un monde de douceur et de subtilités t’attend, et ton crayon de papier va danser sur le papier !
Dis-moi en commentaire si cet article t’a aidé.e, ça m’intéresse vraiment !

dessin-en-voyage

Encre de Chine – questions débutant

Bonjour à toi !

Je te partage ici un moment avec mon Papa, très fort en dessin, mais débutant en encre de Chine.
A l’occasion de Noël 2020, je lui ai fait bénéficier de mes conseils, qui peuvent te profiter à toi aussi !

Si toi aussi tu provoques un désastre lorsque tu prends la plume et/ou l’encre de Chine, tu es au bon endroit !

Quel papier utiliser ?

Avec l’encre de Chine, tu peux utiliser tous les papiers :
– un papier d’imprimerie, 90g
– des papiers épais, blancs ou colorés
– des papiers lisses ou rugueux.

Les papiers rugueux vont te permettre de créer des effets.
C’est ton choix, tout cela !

Une des propriétés de cette encre est d’être épaisse. Elle ne va donc pas baver, pas déborder, pas transpercer.
Un grand avantage !

Pour tes exercices brouillons, utilise donc du papier brouillon, comme tes anciennes factures.
Et passe ensuite au vrai bon dessin, soit dans ton carnet de croquis de voyage, soit sur du papier aquarelle parce que tu veux le mettre en couleur, ou sur du papier pour crayon si t préfères les crayons de couleurs… etc. Tout est possible.

Il est aussi possible, avec l’encre de Chine, de passer d’autres encres et/ou aquarelles par-dessus : elle ne bavera pas.

Un vrai feutre indélébile, et naturel !

Quelle encre de Chine choisir ?

Il y a différentes épaisseurs de cette encre, cela dépend des fabricants.
Si tu trouves qu’elle est trop épaisse, n’en change pas. Ajoute-lui un tout petit peu d’eau, cela peut déjà faire la différence !

Evite par contre les encres pébéo, colorex : elles sont trop diluées, celle-ci.

Quelle plume choisir ?

Si tu t’es déjà posé la question, tu as peut-être pu te sentir submergé par le choix de plumes que nous avons à porter de main.

Pour le dessin, choisis une plume plutôt à bout rond, elle sera plus douce à utiliser. Et le top du top, c’est la plume qui recule ! Celle qui permet non seulement de faire des boucles à l’endroit, mais aussi à l’envers !
Pour bien comprendre ce que je dis, regarde cette vidéo :

Comment retrouver ses plumes ?

Le première étape à effectuer, une fois que tu les as choisies, est de les tester, et de les répertorier sur de petites languettes.

Ces petites languettes te serviront à connaître d’avance les propriétés de chaque plume : l’épaisseur de trait qu’elles peuvent produire, leur souplesse, et… si elles reculent ou non.

Que faire avec une plume neuve ?

Parfois, les plumes ont un apprêt, lorsqu’elles sont neuves.
Il s’agit d’un film protecteur, anti-rouille. Cela veut dire que l’encre et l’eau n’y adhèrent pas, glissent tout de suite.

Tu peux alors passer ta plume au-dessus d’une légère flamme, en faisant bien attention à ne pas jaunir le métal.
Si tu jaunis le métal, tu risques de perdre les propriétés de souplesse de la plume !
l’idée est là de chauffer l’aprêt, pour qu’il se « dissolve ».

Si tu n’y arrives pas, rachète une plume : c’est qu’il y a un disfonctionnement quelque part. Cela nous est arrivé, avec mon Papa !

Le geste à avoir avec une plume

Pour avoir un maximum d’autonomie, et, en même temps, éviter les taches, un geste est primodial :

Tremper ta plume jusqu’à son réservoir :
Son petit trou, si elle en a un. Si elle n’a pas de réservoir, trempe-la jusqu’à au moins dépasser le triangle de la pointe.
Quand tu la ressors, essuie l’arrière de ta plume contre le bord de ton encrier, afin que l’encre soit répartie de manière homogène sur l’arrière de la plume.

Bon encrage
Encrage insuffisant

Comment redonner de l’espoir à une encre qui sèche trop vite sur sa plume ?

Pour plus d’autonomie encore, si tu fais un grand dessin, tu peux, lorsque l’encre de Chine sèche un peu trop vite sur la plume, tremper un peu ta plume dans l’eau claire.
Cela redonne de la fluidité à l’encre, et c’est reparti pour le dessin !

Résultat

Dessin presque terminé

Et voici le dessin, presque terminé, de mon Papa ! Tu as vu ? Aucune tache ! Et l’assurance de rester motivé jusqu’au bout 😉

A toi de jouer !

Si tu as envie d »être guidé par mes soins pour apprendre les encres et les aquarelles, voici le lien où tu peux avoir toutes les informations sur ce que je propose :

Bien choisir ses pinceaux

Petit point pinceaux dans cet article !
Nous allons voir ensemble comment les choisir, les utiliser et les entretenir.

Je fais donc un petit tour d’horizon de mes propres pinceaux, ceux que j’aime et d’autres moins.

Nota bene : je te guide pour choisir les pinceaux les plus judicieux pour travailler avec des mediums, peintures, naturels. Je parle donc de matériel pour l’aquarelle.
Si tu travailles avec de l’acrylique, par exemple, celle-ci est synthétique.

Tour d’horizon de mes pinceaux

Ne jette aucun pinceau. Ils te serviront forcément à un moment donné.

Si je dois en choisir un, et un seul, c’est le petit-gris de chez Raphaël. Il en existe plusieurs tailles, le mien est le 803 3/0.

Son avantage est son naturel.
Il a donc une grande souplesse,
et répartit très bien l’eau dans ses poils.
De plus, il a une belle pointe, qui permet une relative précision.

Travaillant avec des encres et des aquarelles naturelles, il est plus judicieux d’utiliser un pinceau naturel que synthétique.
Si tu as une seule chose à retenir, c’est ce parallélisme :
Le naturel convient au naturel.
Le synthétique convient au synthétique.

Si je prenais un pinceau synthétique, il aura moins de précision, moins de souplesse.

3 références à retenir :

– le 803 3/0 petit-gris Raphaël
– le 803 2 petit-gris Raphaël

Ce sont deux pinceaux à lavis, qui dureront au moins 20 ans dans tes mains, si tu travailles l’aquarelle ou les encres naturelles, faites maison ou non.
le 6 INT 3 imitation petit-gris Raphaël, qui est plus petit. Il te permettra autant de précision qu’une plume à dessin !

Pour de la gouache, plus épaisse, on peut se permettre de prendre des pinceaux synthétiques, car le manque de précision manquera moins.
Il existe donc des sets de pinceaux, pas très chers, très bien pour débuter la gouache.

Pinceaux à éviter pour les encres naturelles et l’aquarelle

– Le synthétique de chez Raphaël, qui conviendra mieux à la gouache.
– Et les pinceaux japonais, dits fins, mais plutôt de taille moyenne. Ils seront plutôt à utiliser pour de la calligraphie japonaise.
Les pinceaux de ta plus tendre enfance, qui n’auront jamais de pointe, seront très bien pour tes bricolages.

Pinceau synthétique, Raphaël
Pinceaux japonais

Le pinceau à proscrire, dans tous les cas

Pinceau à réservoir d’eau

Le pinceau à réservoir d’eau, qui ne dure que 6 mois, auquel on oublie toujours de vider le réservoir, qui ne te propose pas une pointe au top, même si il en existe plusieurs tailles.
Il n’est donc pas polyvalent.

En plus, il t’empêche d’avoir de la souplesse dans ton geste, car devoir appuyer sur le pinceau en même temps que la peinture crispe totalement le geste, voire fait mal au poignet.

Enfin, franchement, si l’on peut se passer de plastique, autant le faire, non ?
Personnellement, couper les poils d’un animal une fois est un impact écologique que j’accepte, et que j’assume.
Demander à produire un pinceau en plastique ou synthétique tous les 6 mois ne me convient pas, en terme de consommation de ressources énergétiques.

Comment utiliser ses pinceaux ?

Pour ne pas abîmer les poils :
– ne pose pas ton pinceau sur le papier à la verticale,
– ne l’utilise pas « à rebrousse-poil »

Incline plutôt ton pinceau, plus ou moins, selon la finesse du trait que tu veux peindre.
Enlève le surplus d’eau pour retrouver ta pointe, en caressant une fois sur le bord du verre d’eau, ton pinceau.

Tu peux voir mon geste ainsi que les expérimentations et tests de 4 pinceaux différents, synthétiques ou naturels, dans la vidéo ci-dessous – minute 9’30

Pour télécharger gratuitement ma palette de recettes d’encres naturelles et en savoir plus à propos de mon module de formation Encres & Aquarelles, dis-moi qui tu es :

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Dans quoi ranger ses pinceaux ?

Trousse à pinceaux

Dans une trousse à pinceaux, de préférence, en tissu, telle que tu la vois dans les images de cet article.
Cette trousse sera transportée debout, dans ton sac à dos de randonnée…

Ne remets pas les canules, les petits plastiques qui protègent les pinceaux neufs, car tu risque plus de conserver l’humidité, et de plier ou casser les poils que de les protéger.

Comment conserver ses pinceaux ?

Un pinceau s’abîme s’il se craquelle, ou ses ses poils sont cassés, pliés, coupés.
Après avoir utilisé ton pinceau, donc, essuie-le sur un chiffon, afin d’éviter que l’eau remonte sur le manche en bois et fasse craqueler ce dernier, et laisse-le sécher à l’horizontale sur un porte-pinceau, ou sur ton chiffon 24h.

Essuyage de mon pinceau à lavis

Ensuite, tu pourras le mettre dans un pot de crayon, poils en haut : l’idéal pour les retrouver facilement, et qu’ils ne tombent pas en roulant.

Conclusion

J’espère que cet article t’aura aidée !
A très bientôt pour de nouvelles vidéos ! Tu peux en découvrir plusieurs sur ma chaîne youtube – Florence ADAM, à propos des encres naturelles !

Vidéo cadeau de Noël – les lutins !

Bonjour à toi !

Aujourd’hui, en ce jour si spécial du 25 décembre, je ne te dispense pas de conseils, mais je t’invite à regarder, comme une bouffée d’air, une vidéo de dessin créatif.

Le résultat et le thème peut être tout droit sorti d’Imagination créative, ainsi tu peux voir ce que l’on peut produire à mes côtés.

Si le dessin créatif te tente, tu auras plus d’informations en cliquant sur le bouton, au sujet de ce que je propose avec Imagination créative, un abonnement pour débrider ta créativité de dessinateur !

C’est par là que tu peux commencer, en dessin d’imagination :

Comment dessiner le volume de sacs ?

Bonjour à toi !

Aujourd’hui, je propose un sujet à plusieurs variations : dessiner un sac. Oui, mais lequel ?

Le sac à main, assez rigide, et aux formes plutôt géométriques ?

Le tote-bag, complètement informe s’il n’a rien dedans, tout en tissu, flirtant avec un drapé ?

Ou le sac à dos, bien pratique avec ses fermetures éclairs, ses poches, ses bretelles et son logo ?

On va voir… Les trois ! Oui ! Aujourd’hui, je dessine les trois, en une composition. Cela te permettra de choisir en toute connaissance de cause celui que tu préfères.

Je te rappelle notre objectif dans cet exercice : rendre le volume du sac. Que le contenu puisse contenir !

Une composition pour trois types de sacs

Je place donc mes sacs, dans une composition harmonieuse, qui rend les caractéristiques de mes sacs visibles :

  • les bretelles et poches du sac à dos
  • la bandoulière et fermeture du sac à main
  • le tissu et les anses du tote-bag

Cela permettra de faciliter la lecture et la reconnaissance de mes modèles au spectateur de mon dessin – toi !

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Ma composition : un sac à main, un sac à dos et un tote-bag

J’ai aussi rempli avec une écharpe le tote-bag et avec un pull le sac à dos, afin de leur donner un peu de forme. Qu’ils ne paraissent pas s’affaisser plus que nécessaire. Cela donnerait un dessin « déprimé ».

Un outil particulier : la pierre noire !

Je teste la pierre noire, pour voir jusqu’où elle peut aller dans les noirs.
Ne la mélange pas au crayon de papier, car elle n’accroche pas par-dessus ce dernier.

Il faut donc commencer le croquis directement à la pierre noire, si tu choisis ce medium !

Par où commencer son croquis ?

On commence toujours un croquis par les contours généraux du modèle. Ici, ayant trois modèles, je dessine l’emplacement et la forme générale de mes trois sacs.

Je dessine donc de justes proportions, de justes inclinaisons, à la fois pour un seul sac, mais aussi les sacs en rapport aux autres.

Avec un trait le plus léger possible !

Début du croquis : contours généraux

Si tu as des difficultés à cette étape, prend le temps de goûter à ma formation offerte : je t’offre 5 cours gratuit de base. Quelques astuces salvatrices !

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Ajout des poches et plis du sac

Je détaille assez rapidement les poches, fermeture et bandoulière de mon sac à main.
En effet, je suis déjà en train de l’observer, car c’est par lui que j’ai terminé la première étape.

Ensuite, je détaille poches et plis du sac à dos, avec le même degré de détail.

Tu le vois, j’appuie de plus en plus sur mon crayon : je l’assois. Je suis sûre maintenant que mes contours généraux sont justes, car sinon je ne pourrais pas ajouter les détails aussi simplement. Je peux donc les appuyer un peu.

Ajout des poches et plis du sac à main et du sac à dos

Le tote-bag : sac et/ou drapé ?

Pour le tote-bag, c’est un peu différent. Il s’agit presque, en effet, d’un drapé. J’ai donc besoin de m’appuyer sur beaucoup de plis, et, parfois, de signaler déjà quelques ombres.

C’est le propre du drapé : il comporte parfois tellement de plis que nous avons besoin de signaler les ombres – doucement toujours ! – pour s’y repérer correctement.

Ce n’est pas grave ici si je vais plus loin dans les détails qu’avec les deux premiers sacs, car il s’agit de l’étape suivante pour eux aussi 😉

Dessin des plis du tote-bag

C’est ainsi qu’en ayant placé quelques ombres repères a minima, j’ai environ le même niveau de détail pour les trois sacs :

Je garde environ le même degré de détails dans mes contours généraux.

Je me fatigue donc le moins possible mes yeux, en ne les obligeant pas à changer constamment de mise au point. On ne regarde en effet pas de la même façon des contours généraux et des petits détails.

Cela s’appelle « monter » un dessin.

Ajout de détails : coutures et volume

En avant maintenant pour s’amuser à ajouter quelques détails : l’aspect vivant des sacs !

En appuyant plus ou moins sur la pierre noire, je dessine des ombres à l’intérieur même des contours. J’ai fait ce choix pour plusieurs raisons :

  • Mon dessin va être réalisé entièrement en noir et blanc. J’ai donc besoin de contraste pour qu’il soit lisible. Cette façon de dessiner en ajoute.
  • J’ai besoin aussi de rendre le volume des sacs. Cette technique est parfaite pour cela : vois-tu que moins on voit un pli, plus on le croit « sortant », donc bombé ?
Je dessine les contours du sac a main en leur donnant des ombres.

Si tu veux en savoir plus sur cette technique, va voir ma vidéo qui en parle !

Ajout des ombrages classiques

Ensuite, j’ajoute les ombrages du sac de randonnée et du sac à vrac.
Cela donne encore plus de lisibilité et de réalisme à mon croquis.

Ajout des ombres du tote-bag

Si tu regardes la vidéo, on voit bien à ce moment-là que j’ai tendance à contraster de plus en plus. Ici, sur cette photo, vois-tu que le sac à main est légèrement moins contrasté que le sac à dos et le tote-bag ?

C’est donc à rectifier !

Harmonisation et ombres portées

Donc j’harmonise mes contrastes

Harmonisation des contrastes

Et j‘ajoute les ombres portées !

Voici le dessin final !

Dessin final : trois sacs différents

Conclusion

Si tu veux dessiner un sac qui ait du volume et qui soit tonique, remplis-le au moment de choisir ton modèle et donne-lui du contraste à la fois dans ses contours et dans ses ombrages.

Le tote-bag se rapprochera du drapé, le sac à main sera plutôt géométrique, et le sac à dos mélange tissu et rigidité. Ce dernier tient des deux à la fois !

Voici mon exemple de dessin partiellement coloré.

Tu peux aussi réaliser ton dessin en couleur, partiellement ou entièrement, en techniques sèches – crayon, pierre noire, fusain, crayons de couleurs, etc – ou techniques mouillées -aquarelle, encres naturelles, encres en pot, etc.

Evite juste le feutre, car ici, il va te stresser !

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Comment dessiner des chaussures ?

Les chaussures… Un sujet a priori sans intérêt, mais très surprenant ! Il est surprenant de complexité, et tout bon dessinateur devrait s’y frotter.

En effet, les intérêts sont nombreux : les lacets, les reflets, le velouté du cuir, la solidité de la semelle… Et bien sûr, les chaussures sont les reines de la vue en raccourci !

Le mieux, pour réaliser tous ces effets, est le pastel ou le crayon de couleur. Tu illustreras ainsi au mieux le velouté du cuir et ses doux reflets !

Comment composer avec des chaussures ?

Les chaussures peuvent se prendre de différentes façons. Comme nous avons l’habitude de les voir sur des pieds, en position « vendeur », ou… à toi d’être créative !

Dans tous les cas, il est rare qu’elles ne soient pas vues en raccourci, alors, pour simplifier ton premier dessin, essaie de n’en avoir qu’une seule en raccourci, et l’autre que tu vois dans toute sa longueur !

Par où commencer son dessin ?

Comme toujours, par les contours. Reporte bien d’abord les inclinaisons des axes de tes chaussures, puis prends leurs proportions.

Une inclinaison = un trait penché correctement
Ajout des contours, après avoir pris les proportions des chaussures.

Tu peux voir comment faire grâce à la vidéo ci-dessus, mais pour savoir vraiment faire cela, profite de ma formation offerte, elle te donnera quelques bases, si je te parle chinois !

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Une fois les proportions et contours extérieurs dessinés, on ajoute les détails importants : lacets, languette, parties de cuir… Mais les coutures viendront bien plus tard !

Dessin des détails, toujours au crayon

Mise en couleur des chaussures

Nous avons donc maintenant la structure de notre dessin, la silhouette du sujet. L’esquisse, en d’autres termes.

Il est temps de les mettre en couleur, grâce aux pastels secs !

D’abord, une base colorée

Une base de couleur moyenne, de la couleur dont tu décrirais tes chaussures, est la première à appliquer sur le papier.

Première base colorée

Ensuite les contrastes

Ensuite, on ajoute les ombres, puis les reflets clairs. Au pastel, si l’on estompe, on perd la moitié de la pigmentation ! Repasse donc quelques coups afin de garder l’intensité de ta couleur.
Attention ! Les traits de crayon sont à mettre dans le bon sens : parallèles aux contours, plutôt qu’en diagonale.

Ajout d’ombres au crayon de couleur un peu plus foncé
Ajout d’ombres et noirs au crayon presque noir
Sur-couche de brun, qui s’est effacé à l’estompage

Et enfin, le réalisme

En dernier, on retrace les contours, afin de donner de la réalité au sujet, et , tu peux te faire plaisir à ajouter de jolies coutures : de jolis pointillés. De même, retracer et donner du contraste aux lacets donne une âme aux chaussures.

Pour finir, on ajoute l’ombre portée, avec, ici, des traits horizontaux, car le sol est plat, donc horizontal, lui aussi. Sans ombre portée, les chaussures seraient en lévitation !

Et toi ? Quelles chaussures vas-tu sortir de ton placard ?

Mon dessin final !
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Comment dessiner de la vaisselle ? La cruche !

As-tu ce souci : un verre qui paraît avoir trop bu, une soucoupe qui devient volante, ou une cruche qui rivalise avec la tour de Pise ?

Mettons un peu de bon sens dans ces dessins : comment dessiner des verres, des cruches, des soucoupes, des bols, bref, de la vaisselle, qui tient droit ?

Je te montre l’exemple avec une cruche, mon choix de ce jour, qui mettra en exergue LE secret : un axe !

Le sujet que je vais dessiner aujourd’hui : une cruche !

Quels outils pour dessiner ?

Pour ma part, aujourd’hui, je reprends ma pierre noire. C’est tellement doux !
N’oublie pas de la tailler, avant et/ou au fur et à mesure de ton dessin, pour pouvoir dessiner de jolis détails précis.

Avant que l’on commence

Tu ne sais pas ce qu’est une ellipse ? Tu vas en avoir besoin pour ce sujet : il y en a partout dans la vaisselle !

Fonce te renseigner grâce à ma formation offerte : je t’offre 5 cours de base gratuits ! C’est par là qu’il faut commencer.

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Au début : un secret. L’axe de symétrie !

Pour commencer, si l’on veut que notre objet de vaisselle soit droit, il lui faut un tuteur : un axe vertical.
On ne l’enlèvera qu’une fois le dessin terminé et vérifié !

Il est notre repère principal.

Premier tracé : un axe vertical.

Prise des proportions

Ensuite, je te conseille, dans un sujet avec des ellipses, de mesurer les proportions sur le côté du sujet.

C’est-à-dire de placer ton crayon aux emplacements oranges que j’ai placés dans la photo ci-dessous :

Prise des proportions du sujet à dessiner

Ma cruche a sa largeur aussi grande que sa hauteur. Je lui dédie donc un carré sur ma page.

Dessin de la silhouette

Je dessine ensuite en premier les côtés gauche et droit de cet objet. Cela va m’aider à mieux observer les ellipses après.

En fait, je m’ajoute des repères pour la suite du dessin, avec ce qui me semble le plus simple à dessiner.

Dessin des côtés de la cruche.

Placement du bec et du col

Une fois les côtés croqués, le bec devient plus facile à représenter. Je vois mieux ses proportions à lui, par rapport à ce que je viens de dessiner.

Pour les tracer, j’ajoute un axe horizontal, qui passe par le milieu du col et le milieu du bec (car la cruche est de profil !). En effet, une ellipse doit être symétrique horizontalement ET verticalement.

Dessin du bec, du col et du socle de la cruche

Je peux aussi, cela devient un jeu d’enfant, tracer le socle de la cruche.
De la même façon, je trace un axe horizontal, et ne dessine que la partie visible du cercle, en ayant conscience que celui comporte une seconde partie, symétrique à la première.

Tu peux tracer ces éléments dans cet ordre, ou commencer par le socle, selon ce qui te paraît plus simple, à toi.
Peu importe, tant que tout est représenté à la fin de cette étape.

N’hésite pas, comme moi, à revérifier tes proportions, et à bien valider le fait que tu as représenté ces éléments exactement comme tu les vois.

Pour voir comment se vérifier, tu peux aller à la minute 6 de la vidéo !

Dessin de l’anse

Ensuite, l’anse peut être ajoutée simplement.
Dessine-la comme tu dessinerais un ruban : ce qui est à gauche passe à droite, et vice-versa.

Là encore, tu as la vidéo pour démonstration, juste après, à la minute 7 !

Dessin de l’anse

Détails or not détails ?

Ca y est, la structure de la cruche est bonne ! La cruche est là, sur ta page, réaliste dans ses contours.

C’est maintenant qu’une autre question se pose :
A quel point as-tu envie de la détailler ?

Tu préfères simplement ajouter les plis et les ombres,
ou aussi tracer ses motifs ?

Les deux réponses sont bonnes, c’est à toi de choisir.

Si tu veux ajouter des détails

Je te conseille de commencer par tracer les détails et motifs, et ombrer ton dessin ensuite. Histoire de pouvoir gommer en cas d’erreur, sans dégommer tes ombres 😋.

Réalise les motifs avant les ombrages.

Croquis des motifs.

Attention à ne pas oublier que les motifs suivent le bombé de ta cruche ! Ou tout autre objet en céramique que tu auras choisi…

Les motifs de la cruche sont dessinés !

Si tu ne veux que les ombres

Alors, ne fais que les ombres !

Pense bien à réaliser des traits de crayons – qui se voient toujours, même après estompage – parallèles au col ou parallèles aux côtés de la cruche.

C’est cela qui va te permettre de lui donner tout son volume, et de créer ainsi cette impression de « contenant ».

Ombrages et volume de la cruche.

Deux choses à observer dans ce dessin :

  • les ombres ont estompé les motifs. Personnellement, je choisis de les laisser avec ce degré de précision, mais si tu veux plus, tu peux retracer les motifs.
  • ma cruche paraît « reculer ». Il s’agit d’un mauvais contour du col, que tu peux voir corrigé dans le dessin final ci-dessous
Mon dessin final !

Conclusion

Pour tout objet de vaisselle, en céramique, en métal ou quel qu’il soit, s’il a quelque chose de circulaire, demande-toi où est l’axe de symétrie de cet objet ?

Ensuite, prend cet axe comme tuteur de ton croquis, pour dessiner tes contours avec de bonnes proportions, et un objet qui tient droit !

Enfin, dessine les motifs avant les ombres, si tu veux les ajouter !

Et toi, seras-tu capable de faire mieux que moi ?
A tes crayons !

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Comment dessiner le petit et multiple ? Le trousseau de clefs

Découvrons ensemble comment dessiner un trousseau de clefs : LE sujet par excellence qui part dans tous les sens, et qui nous donne du fil à retordre.

En effet, tout est petit, dans un trousseau de clefs, encore plus que dans un pot de crayons. J’avais réalisé un article à propos de ce dernier, mais ici, nous entrons dans une autre dimension : celle des dents de clefs.

Je te conseille donc de prendre avec toi ta meilleure arme : un crayon parfaitement bien taillé !

Ici, nous avons beaucoup de métal à dessiner, donc débuter avec un crayon de papier sera tout à fait pertinent.

Avant de commencer

Avant de commencer, positionne tes clefs : prends ton porte-clefs dans ta main, et fais un tout petit peu glisser les clefs de l’intérieur vers l’extérieur de ton corps. Ce geste va disposer les clefs de manière élégante… et plus lisible !

Les clefs se disposent comme les rayons de soleil !

Positionnement de mon trousseau de clefs

Par où commencer ton dessin : porte-clefs et anneau

Le meilleur repère est le porte-clefs. En effet, c’est l’objet, parmi tous ces éléments, que l’on a le plus observé. C’est lui que l’on cherche lorsque l’on cherche notre trousseau !

De plus, en dessinant ses proportions, il positionne l’anneau du trousseau, élément central s’il en est, pour la suite du croquis.

Dessin du porte-clefs et de l’anneau, que je ne vois que partiellement.

Cet anneau ne se voit probablement pas entièrement. L’important, ici, est de le figurer comme tu le vois. N’imagine surtout rien, mais dessine-le comme le vrai : incomplet si il est incomplet, déformé si il est déformé, etc.

Pour ma part, par exemple, je n’en vois qu’une petite partie. Je ne dessine donc que cette petite partie, car elle va me donner des repères, par la suite.

Si je dessine l’anneau complet en l’imaginant, je risque d’être fausse, mais en plus, de tromper mes repères, pourtant essentiels pour me repérer dans ce sac de noeuds !

Seconde étape : la première clef

Je dessine ensuite une première tête de clef, la plus proche de l’anneau, pour avoir le plus de repères possibles. Je dessine déjà les bonnes proportions, inclinaisons, et épaisseur, de la tête de la clef.

Par contre, je ne dessine pas ses dents, ce sera plus facile après avoir dessiné toutes les têtes de clefs.

Dessin de la première tête de clef : la plus proche de l’anneau

En effet, ce sont les têtes de clefs qui s’enchevêtrent, qui se superposent, qui créent un joyeux bazar à lire. Si nous décryptons cet enchevêtrement, nous décryptons les positions et superpositions de l’ensemble des clefs.

En bref, et sans mauvais jeu de mots, là est LA clef de ce croquis !


C’est peut-être ici que ça se complique ? Si oui, profite de 5 cours gratuits de bases de dessin, que je t’offre !

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Décryptage de l’ensemble des clefs

Alors c’est parti, décryptons, et surtout, observons. Ne dessine que ce tu vois, comme tu le vois. Pas d’imagination ici !

Les questions à te poser sont :

  • qu’est-ce qui se voit ?
  • qu’est-ce qui est caché ?
  • qu’est-ce qui est par-dessus / par-dessous quoi ?
  • quelle est cette forme déformée ?

Une tête circulaire paraîtra ovale, un carré paraîtra rectangulaire, voir trapézoïdal.

Pas de panique, c’est normal ! On voit énormément de ces éléments en raccourci, et, difficulté supplémentaire, partiellement seulement.

Croquis des têtes de clefs enchevêtrées, et positionnement des tiges.

Pour chacune des clefs, je ne dessine pas les dents des clefs, mais je donne une direction et une taille à la tige. Cela me permet d’apprécier les proportions du tout et de les vérifier.

Détails, vérification et correction du porte-clefs

Je continue mes vérifications, en apportant quelques détails au porte-clefs. Je corrige ses proportions et lui apporte de la clarté.

Finitions du porte-clefs

Ajout des détails et des ombres des tiges de clefs

Enfin, on peut s’amuser ! Notre structure est maintenant croquée. On peut donc, toujours en se vérifiant mais avec une certaine confiance, détailler ce que nous avons envie de détailler, dans la limite du possible par rapport aux dimensions de notre dessin.

Je te conseille de regarder et dessiner chaque clef après l’autre, en ajoutant à la fois ombres et détails : épaisseur, reflets, dents, creux, etc.

En effet, le métal amène bien des surprises autrement, et ici, les reflets sont légion !

J’ajoute à la fois les ombres et les détails à chacune des clefs

Une fois les ombres portées bien placées, le dessin est terminé !

Conclusion

Pour dessiner correctement un trousseau de clef, suis dans l’ordre les différentes zones concentriques :

  • le porte-clef et son anneau
  • les têtes de clefs superposées
  • les tiges de clefs et leurs dents, partant comme des rayons de soleil autour de l’anneau.

Après cette structure dessinée, les ombres et détails deviennent un amusement !

Mon dessin final !

A tes crayons !

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Comment illustrer la matière métal ?

Le métal nous entoure tous les jours. Et pourtant, lorsqu’il s’agit de le dessiner, il nous échappe. Ses reflets jouent avec nous ! Il est tellement facile de se décourager alors !

Pallions cela aujourd’hui : le métal a ses particularités, que nous devons prendre en compte si nous souhaitons le dompter. Matière vivante, et non inerte, le métal a plus d’un reflet à nous exposer… Et des contrastes bruts !

Par où commencer son dessin ?

J’ai choisi de dessiner une casserole toute en métal, car il s’agit d’un sujet géométrique, assez simple à appréhender pour débuter.

Elle est circulaire, donc pleine d’ellipses, certes, mais si tu les connais un peu, il n’y a rien d’insurmontable.


Si toutefois tu as des difficultés, je te permets de comprendre ce que sont les ellipses dans ma formation offerte. Demande-la gratuitement !

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Je trace donc, pour commencer, comme toujours, les contours de ma casserole métallique.

Je dessine les contours : des ellipses

Tu me vois dessiner en vidéo, si tu cliques ci-dessous :

Comment dessiner les reflets du métal ?
Placement des ombrages

Ensuite, observons : le métal crée des zones de reflets, carrées ou rectangulaires, passant par toutes les nuances de gris. Le medium, pour ce dessin, sera donc le crayon ! On utilisera le HB, le 2B et le 4B, qui sont, à mon avis, bien suffisant pour avoir de jolis contrastes.

J’ai donc utilisé le HB pour les contours, et je continue, en plaçant mes ombres avec le même crayon gris. En effet, ce sera ce crayon HB qui sera le plus facile à gommer si jamais je me suis trompée, et il a l’avantage d’être très polyvalent : zones claires et zones foncées sont rapidement placées, selon la force que je lui applique.

Pour moi, le plus facile à voir sur le moment était l’extérieur de la casserole. C’est pour cela que je place mes ombres d’abord à cet endroit.

Chez toi, commence toujours ton dessin par ce que tu vois le mieux. Cela te simplifiera les parties les plus complexes, car tu auras « dégrossi » ton sujet, tu te seras ajouté de nouveaux repères, qui te permettront de mieux représenter ce qui te semble plus complexe.

Pour les reflets et les ombres ici, c’est le même défi :
D’abord, placer les ombres, les nuances de gris selon ce que l’on voit, simplement avec le dégradé que l’on voit.

On privilégiera les hachures plutôt que l’estompage, pour illustrer l’aspect franc du métal.
Si vraiment, ton objet est poli-miroir, sans aucune rayure, tu peux estomper, mais attention alors à ne pas « ramollir » les contours de cet objet.

Je commence par les ombres et reflets de l’extérieur

Ensuite, placer un peu plus de détails dans les nuances de gris. Ainsi, le contraste est en train de s’ajouter, presque tout seul. Ci-dessous, je n’ai toujours pas changé de crayon ! Je suis toujours avec le HB.

Je détaille un peu mon dessin, juste assez pour m’y retrouver. Toujours au crayon HB

Je n’ajoute pour le moment pas plus de contraste. J’ai besoin de garder le même degré de détail pour me fatiguer les yeux le moins possible.

Je complète donc mon dessin avec l’intérieur, puis la queue de ma casserole métallique.

Je complète mon objet métallique avec son intérieur…
… Puis la queue de la casserole.

Tu vois ? Ainsi, j’ai le même degré de contrastes et de détail partout sur mon dessin. Je peux donc voir très facilement où est-ce qu’il faut ajouter du contraste… C’est la prochaine étape !

Ajout des contrastes sur la surface métallique

Maintenant, je change de crayon. J’opte pour le 2B, dans un premier temps.

Et je contraste, tout simplement. C’est-à-dire que je fonce, à l’intérieur de mes ombres, certaines zones. Je conserve les dégradés quand il le faut, et crée des ruptures entre les nuances de gris lorsque c’est nécessaire.

Je me fie uniquement à ce que je vois ! Pas d’intellectualisation ici, juste de l’observation. Dans le métal, tu verras, il y a de forts contrastes. Il y a souvent du blanc juste à côté du noir, c’est ce qui crée les reflets. N’hésite pas !

Et très souvent, le sujet se révèle à nous dans ses détails au fur et à mesure du dessin. C’est normal, nos yeux observent de mieux en mieux…

Je détaille, retrace les contours et ajoute du contraste.

Tu le vois, j’ai conservé mes zones blanches, de lumière. En revanche, les zones de gris sont parfois plus foncées.

Au passage, si ils sont devenus flous, retrace tes contours ! Cela donnera plus de réalisme à ton sujet métallique.

Et l’ombre portée ?

L’ombre portée, dans un sujet si contrasté, ne peut pas être ridicule. Elle doit être en harmonie avec l’ensemble, et donc se voir un minimum.

Je dessine l’ombre portée

Je peaufine donc cette ombre, pour que lorsqu’elle touche la casserole, elle soit aussi noir que le plus sombre des reflets !

Conclusion

Mon dessin final !

Avec le métal, pas de quartier. On tranche dans le vif, et on dessine franco.
Les contrastes sont forts, saisissants, car un objet métallique est plein de reflets.

Si tu hésites, ton dessin de métal sera moins caractéristique. On ne retrouvera pas la franchise, la dureté, l’aspect froid brut du métal, ni les lumières et les reflets, donc la vie du métal.

Souviens-toi, le métal est une matière vivante. Et franche.

Et toi, que vas-tu dessiner ?

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Ma vie en Dessin – Tome 2

Bonjour à toi !

Aujourd’hui, pas de grand article, mais une auto-interview. Que s’est-il passé en 11 ans d’entreprise ? Je te le raconte de vive voix plutôt que par écrit, car ce sera beaucoup moins plat, et si l’envie te prend, tu peux l’écouter comme un podcast 😉

La vidéo est juste ci-dessous, je te souhaite une très belle journée !

Si tu souhaite démarrer le dessin à mes côtés, je te conseille de commencer par ma formation offerte : 5 cours gratuits en vidéo !

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Dessin réalisé avec de l’encre d’oignon et du marc de café
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