Comment dessiner du pain ? Comparaison entre papier kraft et papier blanc pour le crayon de couleur.

Bonjour à toi !

Tout en commençant à rédiger cet article, je me demande… quelle sera la rédaction la plus claire pour toi ? En effet, aujourd’hui, je te partage une comparaison de deux papiers, avec pour medium le crayon de couleur, et avec pour sujet le pain.

Je dessine tout d’abord sur du papier kraft, puis sur du papier blanc. Alors, allons-y, c’est parti, suivons cet ordre-là pour cet article. Le 1. parlera du papier kraft, et le 2. expliquera le papier blanc ! Va directement au 2. si le papier kraft ne t’intéresse pas… même si écologiquement et artistiquement parlant, ce dernier est très intéressant ! 😉

Comment aborder un dessin ?

Avant de parler du papier en lui-même, tout dessin doit se commencer de manière aisée, facile. Pour cela, prend le temps, avant la mise en couleur, de « croquer » ton sujet avec quelques traits. Pour ma part, un cercle pour le saladier, et quelques « patates » aux bonnes proportions pour les miches de pain, et le tour est joué. J’ai terminé mon croquis préliminaire, avec la structure de mon dessin.

Un petit coup de gomme pour alléger les traits et c’est parti !

Si tu souhaites apprendre les bases du dessin pour cet première étape pour laquelle il faut savoir dessiner avant tout, je t’offre une formation de 5 cours gratuits, par email. Pour cela, j’ai besoin de te connaître :

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Mais ! Il faut choisir son papier !

J’ai choisi, pour comparer, un papier kraft plutôt épais, multi-techniques, 250g/m2, et un papier blanc, Hahnemühlen 185g/m2.

Ici, le grammage n’influera pas tellement sur les capacités de nos crayons de couleur, car je n’utilise pas d’eau, comme avec l’aquarelle par exemple. Je n’ai donc pas besoin d’un papier très épais. En revanche, tous les deux sont très lisses, parfait pour des dessins fluides.

1. Le crayon de couleur sur papier kraft

Une fois les grandes lignes de ton dessin posées, voici la mise en couleur qui t’attend. Chouette ! Mais par où commencer ?

Sur papier kraft, le papier est coloré d’un joli brun léger. Ce brun léger, on peut l’assimiler à une nuance, à un ton. Il serait gris si ma vidéo était filmée en noir et blanc.

Il te faut donc préserver ce gris, qui te donnera des dégradés doux, et forcer les contrastes. Commence par des tracés d’un ton un peu plus foncé que le papier. Cela sera plus intuitif, car nous avons l’habitude de foncer les dessins. Fonce encore, et fonce toujours, de plus en plus, et progressivement, sur tout ton dessin en même temps.

Attention, on parle bien ici de contrastes, c’est-à-dire de nuances réparties sur une surface donnée, et non pas de coloriage sur toute la surface. Ainsi, plus tes tons foncés seront foncés, et ce sur de petites surfaces, plus ton dessin sera contrasté. Plus tes tons foncés seront étalés, plus ton dessin… restera dans les tons de gris, et ne sera pas contrasté. On distinguerait alors moins bien le pain.

Ensuite, apporte les tons clairs qu’il te manque, c’est-à-dire les surfaces farinées dans mon cas. Prends un crayon blanc qui te permette de dessiner ces surfaces. Cela va ajouter des contrastes, et te permettre de faire distinguer encore mieux le pain.

Pour finir, prends un peu de recul : est-ce que tu distingues bien le pain ? Ou faut-il ajouter des petites surfaces de noir intense ? Je te laisse juge, c’est toi l’artiste !


Pour voir tout cela en temps réel, lors d’une vidéo clique sur l’image ci-dessous !


2. Le crayon de couleur sur papier blanc

Pour dessiner sur papier blanc, le dessin est plus « habituel ». C’est à dire que l’on va préserver les zones blanches pour les surfaces farinées, et ajouter des tons de plus en plus foncés ailleurs. Commence par un jaune clair, l’un des tons les plus clairs qu’il y a dans ton pain.

Puis fonce avec un brun clair, orange, voire rose, puis avec du brun plus foncé, encore plus foncé… pour finir, pourquoi pas, avec de petites touches de noir.

Conclusion – comparaison entre les deux papiers.

Pour clôturer cet article, faisons le bilan ensemble :

  • sur papier kraft, les contrastes sont moins évidents à produire, mais quelle douceur de papier ! Personnellement, je crains moins de commencer mes dessins, grâce à ses tons doux. Je peux aussi, puisqu’il faut appuyer sur les contrastes, pousser les limites de mes crayons, appuyer pour foncer, ne pas « retenir » mon geste.
  • sur papier blanc, le dessin se fait de manière plus fluide, mais aussi moins originale. En revanche la lumière est belle et présente, mon dessin sent le soleil.

A toi maintenant de comparer, de te faire juge de tes dessins, et de choisir ton papier en toute connaissance de cause ! Je me permets d’ajouter que le papier kraft est nettement moins impactant pour la planète, car il ne demande pas de se faire blanchir aux produits chimiques.

Pour apprendre le dessin de manière sereine et autonome, je t’offre une formation de 5 cours vidéos, par email. As-tu envie de (re)prendre tes crayons ?

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Comment appliquer les principes de la perspective en dessinant une pile de livres au thé noir ?

Bonjour à toi !
Aujourd’hui, on cumule deux thèmes en un article et sa vidéo :

  1. comment dessiner une pile de livres en utilisant les principes de la perspective ?
  2. comment ombrer un dessin grâce à l’encre naturelle de thé noir ?

Avant toute chose, si tu souhaites savoir dessiner d’après sujet réel en utilisant la perspective, il te faut connaître les grands principes de celle-ci. En effet, je vais expliquer comme tu connaissais déjà cela, afin d’être plus claire dans mes explications.

Afin de te permettre de télécharger les bases de la perspective expliquées par mes soins, en vidéo assortie d’un fichier pdf, dis-moi simplement qui tu es :

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Bravo ! Tu as compris,; maintenant voyons voir… Comment appliquer ces principes théoriques à un sujet réel ?

La pile de livres : le sujet par excellence dans lequel mixer la perspective frontale – 1 point de fuite – et la perspective oblique – 2 points de fuite !

Habituellement, il est rare d’utiliser deux perspective en même temps dans un seul dessin.

En effet, notre placement dans l’espace, à nous, dessinateurs, nous fait choisir une perspective plutôt qu’une autre.

  • Si l’on voit l’arête de l’objet principal, on choisira la perspective oblique – à deux points de fuite.
  • Si l’on voit la face de l’objet principal, on choisira la perspective frontale – à un point de fuite.

Cependant…

Dans le cas d’une pile de livre, on peut voir en même temps, pour une fois, des tranches de livres, et/ou des arêtes de tranches de livres !

Alors alors… Que faire ? Utiliser les deux perspective dans un même dessin, car nous n’avons pas le choix pour que celui-ci soit correct. On va voir cela en détail dans cet article.

Comment placer la pile de livres sur la table ?

Tout d’abord, empiles entre 3 et 5 livres à dessiner, puis mets-toi bien en face de ta pile. Suis ces étapes d’observation :

perspective-frontale-en-sujet-réel-pile-de-livres

Fais en sorte de voir uniquement les tranches de tes livres en face de toi. Dans un cas comme celui-ci, on utilisera la perspective frontale.



Maintenant, tourne ta pile, de sorte à n’avoir que des arêtes en face de toi. Dans un cas comme celui-là, on utilisera la perspective oblique.



Enfin, tourne chacun de tes livres de manière aléatoire. Vois-tu comme l’on voit à la fois quelques arêtes tout devant nous, et quelques tranches ? C’est dans ce cas qu’il faut utiliser les deux perspectives à la fois.

Comment placer sa pile de livres dans la page ?

Pour être sûr.e que ta pile ne sera pas de guingois, prend en repère horizontal le bord de la table sur laquelle elle est posée.

Ensuite, place les tranches de tes livres selon les bonnes perspectives -tous les éléments sont dans le cours vidéo et pdf à télécharger ci-dessus.

En effet, les tranches sont un bon indicateur d’épaisseur de livre – cela va de soi – et donc de la hauteur totale de ta pile – ahaa ! – tu es ainsi sûr.e que ta pile rentrera dans ta page !

Par où commencer ?

Tu l’as vu sur la photo ci-dessus, je commence par une tranche vue frontalement. C’est le plus simple. Mais tu peux commencer par ce que toi, tu vois le mieux. En général, le livre du haut est le plus simple à voir et à placer.

Ensuite, descend tranquillement ta pile, et vérifie tes placements d’arêtes – des hauteurs strictement verticales – en rapport avec les largeurs et profondeurs que tu observes. Ce n’est pas simple, prend ton temps !

Tu peux placer simultanément tes tranches et les parties de couvertures de livres que tu vois. Cela nous donne en général plus de repères pour pouvoir placer correctement tout cela.

Si tu vas vite à poser tes traits de contours, c’est normal ! Si tu as compris les principes de la perspective, c’est exactement cela qu’elle permet ! On se pose moins de questions d’inclinaisons, une fois qu’on l’a bien intégrée.

Comment rendre ma pile de livres intéressante pour le spectateur ?

Ce sont les détails, qui vont t’y aider. Plus tu en auras, plus on sentira que tu t’es approprié cette pile, donc qu’il y a un humain derrière tout cela. Tu peux ajouter quelques lignes pour signaler les feuilles, des détails sur le côté des couvertures, soigner les différences de dimensions entre les feuilles et la couverture… Tout ce que tu verras de caractérisant sera bienvenu !


Pour voir tout cela en vidéo, clique juste ici :


Et ensuite ? Quelques ombres au thé noir ?

Eh oui ! Ton dessin de contours est déjà terminé ! Tu peux maintenant lui ajouter des ombres. Pour ce faire, aujourd’hui, j’ai choisi l’encre faite maison de thé noir. D’ailleurs, tu peux télécharger ma palette d’encres naturelles faites maison, super zéro déchet pour un dessin autonome, avec les mêmes coordonnées que ci-dessus.

Oui, je suis d’accord avec toi, cela fait beaucoup de clics en dehors d’un article, mais je ne voudrais pas que tu passes à côté de cette palette !

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Comment utiliser le thé noir pour les ombrages ?

Tout d’abord, place les ombres les plus denses. En effet, ici, contrairement à d’ordinaire, on va vouloir intensifier la couleur. Les encres naturelles demandent souvent plusieurs couches.

Ainsi, une fois les ombres les plus denses sèches, tu vas pouvoir ajouter les surfaces plus claires, tout en intensifiant les ombres que tu souhaitais foncées.

Enfin, prend un pinceau plus fin (je n’en ai pas en confinement !) et ajoute les détails, avec beaucoup d’encre sur très peu de surface.

Si cela manque de contraste ?

Tu peux ajouter des rehauts de couleurs au crayon de couleur ! Quelques traits bien sentis, sur les contours par exemple, ou en biais sur les tranches, peuvent faire toute la différence.

Conclusion

Te voici maître de ta pile de livres ! J’espère que ce sujet t’aura plu. Si tu veux en savoir plus sur la perspective, n’hésite pas à me le dire !

Comment dessiner un légume : le chou-fleur, à l’aquarelle ?

Aujourd’hui, je viens en aide à Perrine, l’une de mes élèves de longue date, à qui j’ai demandé de dessiner un chou-fleur. Elle a choisi comme médium l’aquarelle Je décide donc le même medium, afin de pouvoir l’aider au mieux.

Ces conseils peuvent, à toi aussi, apporter quelque progrès, c’est pourquoi je te les partage !

Le chou-fleur de Perrine et les corrections personnalisées que j’ai pu lui apporter restent bien sûr confidentielles…

Le chou-fleur, un légume contrasté.

Tout d’abord, observons ce légume, particulier car il est caractérisé par deux parties bien distinctes : une partie feuillue, qui se rapproche des feuilles en général en dessin, et une partie « fleurie », qui peut être plus troublante, pour un.e dessinateur.trice débutant.e

Par où commencer ?

Commençons, comme toujours en aquarelle d’après sujet réel, par dessiner les contours de ce magnifique légume.

Croquis au crayon

Au crayon de papier, prend ton temps.
En effet, les feuilles sont souvent coupées et pliées, cela demande du temps d’analyse visuelle.
Pour la partie « fleurie », dessine grossièrement les contours des parties que tu vois avec le plus de volume. Celles qui te sautent aux yeux.


Tu as du mal à dessiner les contours d’un sujet ? Je t’offre une formation de 5 cours vidéos, que je t’envoie par email tous les 2 jours. De quoi apprendre quelques bases en dessin, et te permettre d’avancer ! Cela t’intéresse ?

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Ensuite, gomme légèrement ton croquis : il faut que tu voies tes traits de crayons, sans qu’ils sautent aux yeux. On fait cela pour éviter que le crayon de papier se voient sous une couleur claire d’aquarelle, ou que le gris du crayon se mélange à nos belles couleurs.

Gommage des coups de crayon

Ensuite : la mise en couleur

Tu peux ensuite sortir ton aquarelle ! Choisis les couleurs qui s’approchent de ton chou-fleur, et/ou n’hésite pas à faire tes mélanges pour tes couleurs soient fidèles à ce que tu vois.

La partie feuillue

Une fois tes couleurs choisies et prêtes, je te conseille de commencer par mettre en couleur les feuilles. Elles déterminent en effet beaucoup la structure globale de ton légume.

Les couleurs claires

Commence ainsi par déposer sur le papier les couleurs les plus claires des feuilles. Ainsi, si tu te trompes, tu pourras ensuite rectifier avec les couleurs qui viennent ensuite, les plus foncées.

Les couleurs claires vont ainsi déjà mettre en valeur les surfaces les plus lumineuses.

Mise en couleur des parties claires

Les couleurs foncées

Ensuite, tu peux ajouter, progressivement, les couleurs de plus en plus foncées. Si le papier est encore humide, tu vas avoir la joie de pouvoir faire de jolis dégradés et fusions de couleur !

Dégradés
Fusions

Les couleurs vives et l’harmonie générale

Une fois les couleurs claires et foncées, ainsi que les dégradés posés, prend un peu de recul : est-ce qu’une harmonie générale se dégage ?

Si oui, super !

Si non, tu peux rendre le tout harmonieux avec de nouveaux ajouts de couleurs. Cette fois-ci, vas-y vraiment par petites touches : un peu de foncé à rajouter ? Plutôt du clair ? Tu peux le faire, avec une grande parcimonie.

Si ta peinture est très harmonieuse, mais manque un peu de vie, ajoute quelques touches de couleurs vives. Elles ne t’ont peut-être pas sauté aux yeux au départ, mais elles sont importantes pour rendre ton légume vivant, vibrant.

Ajout de quelques touches de couleurs vives

Pour voir tout cela en vidéo, clique sur l’image ci-dessous, tu verras tout en temps réel !

La partie « fleurie »

Des contours foncés

La partie « fleurie » du chou-fleur est très blanche. Cependant, elle ne manque pas de contraste ! Tu peux observer de tous petits points noirs, lorsque le volume est important. Ce sont les ombres portées de certaines fleurs qui sont les plus volumineuses par rapport aux autres sur ces dernières. Cela donne des sortes de délimitations, celles que tu as pu dessiner au crayon lors de la première étape.

A présent, il s’agit de conserver la blancheur de ces fleurs, mais de tout de même donner cette impression fleurie, pointillée, boursouflée.

Pour ce faire, on ne peut pas colorier toute cette partie de couleur vive ou foncée. Tu peux y déposer un lavis, c’est-à-dire une couleur claire extrêmement diluée, si vraiment tu ne veux pas laisser cette partie toute blanche.

Ensuite, il nous faut ajouter de la couleur, en pointillés, sans faire trop de points, pour conserver les parties en lumière de cette partie, très importantes et conséquentes. Si on ajoute trop de points, on perdra la clarté et la fraîcheur de tout le légume !

Concentrons-nous : ajoutons quelques points foncés là où les ombres sont les plus noires.

Ensuite, prenons du recul : il manque la mise en volume, c’est-à-dire qu’il nous faut rendre les grandes fleurs en 3D. Pour cela, nous pouvons ajouter encore quelques points – encore une fois avec grande parcimonie – plus clairs.

Et c’est tout ! Stop ici ! Sinon, tout va devenir pointillés.

L’ombre portée

Enfin, ajoutons l’ombre portée, à coups de pinceau très mouillé. On va poser la couleur, le pigment, contre le chou-fleur après avoir humidifié la surface globale de notre ombre portée.

Conclusion

Ton chou-fleur est terminé !

En résumé, prend tes couleurs en dégradé, et surtout, à petites touches pour conserver de belles lumières et rendre ton légume le plus vivant possible.

Dis-moi en commentaire quel légume tu souhaiterais dessiner, je peux en faire un article dédié !

Comment dessiner des mains à partir des tiennes ?

Bonjour à toi ! Aujourd’hui, abordons ensemble LE sujet qui va te plaire en confinement : challenge, et exigence vont être au rendez-vous… et fierté à la fin !

Florence Adam – FaranDrole

Les mains : un sujet complexe ?

Les mains sont un sujet complexe, en soi. Il s’agit de modèle vivant, et qui dit « vivant », dit « mouvant » !

La première complexité du modèle vivant est donc de rester immobile, lorsqu’on se choisit comme son propre sujet. Si tu as la chance d’avoir une famille autour de toi, profites-en pour les mettre à contribution en tant que modèles, cela peut devenir très rigolo !

La seconde complexité provient du fait que nous nous voyons souvent comme « plats ». Le corps humain est en effet, le plus souvent, plus large qu’épais. Le visage et les mains tout particulièrement, nous donnent une impression de « platitude », par rapport à des objets observés dans notre quotidien, souvent cylindriques : lampes, casseroles, pots, … et ce d’autant plus que nous sommes habitués à nous voir de face. Je ne veux pas dire que nous ne voyons que très peu de profils ! J’attire simplement ton attention sur le fait que lorsque nous observons attentivement un visage, c’est lorsque nous dialoguons avec une personne, que nous voyons alors… de face !

Florence Adam – FaranDrole

Enfin, la dernière complexité serait de vouloir amplifier ce à quoi nous faisons le plus attention. Le cerveau nous piège, en modèle vivant, en nous focalisant sur des parties du corps en particulier, tout en mettant en arrière-plan les autres parties, secondaires pour notre analyse d’une situation à un moment donné. La priorité est donc de rester objectif sur ce que l’on voit, donc de tout prendre en compte, même ce que nous observons de manière secondaire.

Se servir du secondaire pour poser l’architecture.

Dans un visage par exemple, nous observons que très peu la forme du visage. Nous nous focalisons habituellement sur les yeux, la bouche… et les mains de la personne. Or, la forme du visage est primordiale pour nous, dessinateurs.trices, pour poser son architecture ! Nous devons commencer par là !

Dans le cas des mains, nous observons plus les doigts que la paume. Or, nous devons prendre en compte impérativement le fait que les doigts sont, structurellement parlant, totalement dépendants de notre paume ! Sans elle, nos doigts n’auraient aucune cohérence, car non « rattachés » entre eux.

Florence Adam – FaranDrole

Quelques canons de la main à mémoriser

Regarde bien : les mains accueillent en elles des muscles, des os, des tendons, des articulations… Il faut leur donner de la place !

Dessin de Andras Szunyoghy, tiré du Grand cours d’anatomie artistique, ed H. Fullmann, 2006.

Voici quelques canons à prendre en compte :

  • l’intérieur de la paume forme un « carré »
  • l’extérieur de la paume forme aussi ce « carré », si l’on prend en compte les « bosses » de la base des doigts.
    Elle devient rectangulaire – moins longue que large – si l’on souhaite lui séparer les « bosses » des doigts
  • le poignet a la même largeur que la largeur formée par les doigts rassemblés (en tout cas chez moi)

Dessin de Andras Szunyoghy, tiré du Grand cours d’anatomie artistique, ed H. Fullmann, 2006.
  • les doigts forment un triangle en se rassemblant
  • les extrémités des doigts sont plus fines que leur base
  • les doigts sont cylindriques : plus ou moins charnus, musclés, fins, petits…
  • un doigt ne peut pas se plier à plus que 90°
  • le majeur est un petit peu plus long que la paume
  • l’annulaire et l’index font environ la même longueur, le majeur est plus grand, et l’auriculaire plus petit (il ne dépasse pas la deuxième phalange de l’annulaire)
  • les phalanges sont de plus en plus petites d’un tiers, environ

Comment s’approprier les canons artistiques généraux ?

Observe autour de toi : nous avons chacuns.es des mains différentes. On l’a dit plus haut : certaines seront plus fortes, enrobées, musclées, fines, velues, charnues, cornées, ridées, tordues, délicates…

Alors, comment t’approprier les canons vus plus haut ? Je te montre en vidéo :

Aparté à propos du pouce à dessiner

Que faire du pouce, petite « pièce rapportée » qui se détache nettement de la main, qui, on le voit, semble avoir ses propres proportions, et courbures ?

Le mieux est de le prendre en compte dès le départ. L’oublier serait une erreur : il aurait encore plus tendance à se détacher du reste de la main, alors que nous nous efforçons de définir une harmonie à notre main entière.

  • Dans le cas du poing, il ne se voit quasiment pas, mais il est nécessaire. Sans lui, l’index ne s’enroule pas. Il nous faut donc dessiner sa « bosse ».
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  • Dans le cas de la main au repos, voici quelques astuces :
    – lorsque tu dessines ta paume, prends-le en compte dès le départ. Sur le côté du pouce, la courbure de la paume va être légèrement plus inclinée.
    – La base du pouce est large : Vois-tu comme elle débute au bas de la paume, et se termine environ à la moitié de la longueur de cette dernière ? Dit autrement, cela te permettra ainsi de placer le pli caractéristique entre le pouce et la main à environ la moitié de la longueur de la paume !
    – le pouce en lui-même forme une sorte de « S ». Observe bien : une bosse apparaît sur le côté : c’est elle qui va te permettre de le faire se distinguer du reste de la main. Ensuite, il semble vouloir partir au plus vite du reste de la main, il point souvent vers l’extérieur. Cela se traduit en dessin par une forme de « S ».
    – si tu as un pouce canonique, sa longueur ne dépassera pas la première phalange de ton index. A toi de placer ton pouce contre ta paume – position non naturelle au possible – pour déterminer sa longueur propre.

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Conclusion

Te voici, pour aujourd’hui déjà bien outillé.e pour dessiner tes mains ! Pour finir, un mot d’ordre doit te rester en tête : observe-les avec le regard le plus objectif possible !

Ne te dis-tu plus : « elles sont trop… » mais « je les aime pour leur… » Cela va rééquilibrer la balance de ton jugement, et t’évitera d’amplifier des complexes qui ne sont peut-être que, finalement, de petits détails ?

Enfin, je m’arrête là pour aujourd’hui, mais si tu souhaites ajouter des ombres à tes mains, n’hésites pas à leur donner du contraste ! De vrais noirs, intenses, vaudront mieux que des gris clairs. Tes mains auront un volume insoupçonné ! Est-ce que cela t’intéresse que je réalise une vidéo sur le sujet des ombres en particulier ? Dis-le moi en commentaire !

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Comment dessiner une fleur de magnolia au jus de betterave ?

Bonjour à toi !

Aujourd’hui, je décide, après mûre réflexion, de publier cet article, dont le sujet a été décidé avant le confinement. J’assume mon sujet, la fleur de magnolia, même avec des mesures d’une telle ampleur. En effet, j’ai trois raisons à cela :

  • Tout d’abord, cet article va te permettre de connaître et expérimenter l’encre de jus de betterave. Un bond en autonomie, si tu n’as pas grand-chose pour dessiner chez toi, et que tu aimerais te mettre dans une bulle de sérénité.
  • Ensuite, cet article ne parle pas que de jus de betterave : il parle aussi de dessin en soi. Dessine, si cela te fait du bien, peu importe le sujet !… Et si tu n’as pas de betteraves, ton crayon de papier ou même un stylo-bille suffisent.
  • Enfin, en cette période, quoi de mieux que de se relier à la Nature, par tous les moyens ?

Voici donc mes quelques conseils :

Le magnolia, une fleur parmi les plus simples !

Le magnolia a de grandes fleurs. Si grandes, que l’on voit parfaitement leurs contours. De plus, elle n’a que 5 pétales. C’est peu, par rapport à certaines consoeurs ! Il y a donc en cette fleur que très peu de superpositions de pétales, si nous la dessinons grande ouverte.

Si tu as la chance ultime d’avoir un magnolia dans ton jardin, observe, ou cueille, des fleurs aux différents stades d’ouverture. Cela te permettra de comprendre encore mieux comment cette plante grandit, donc son architecture.

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Comment dessiner une fleur ?

Je dis toujours à mes élèves qu’il faut « respecter le sens de croissance de la plante ». Cela veut dire que nous allons la dessiner selon l’ordre chronologique des éléments qui la composent.

Si tu vois sa tige, commence par là. Puis continue par l’articulation tige-feuille, et enfin ajoute les pétales.

Dans mon cas, je commence par le cœur de la fleur principale et la silhouette globale de ses pétales, forme très générale, parce que la fleur elle-même cache la jonction tige-fleur.
J’ajoute ensuite le bocal dans lequel j’ai placé mon bouquet, qui me donne un repère supplémentaire, avant de finir par tous les pétales de mes différentes fleurs.
Enfin, je dessinerai les tiges directement à l’aquarelle.

En effet, en dessin, il est plus simple de « subdiviser » que de multiplier. Autrement dit, on préfère placer à l’intérieur d’une forme, ou d’une surface, que d’ajouter et risquer alors de déborder de la surface / silhouette / forme voulue.

magnolia-dessin-crayon-architecture-plante
1. Fleur principale
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2. Bocal
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3. Fleurs secondaires

Ta fleur est dessinée ! Maintenant voici la question fatidique : as-tu des betteraves chez toi ?

  • Si non, ce n’est pas grave, tu as la vidéo-support pour comprendre ce que je viens de t’expliquer « de visu ». Ajoutes les ombres au crayon, en nuances de blanc !
  • Si oui, continue de me lire, tu vas avoir plein d’astuces.

Voici tout d’abord le formulaire pour que je t’envoie par email mes recettes d’encres naturelles… dont celle de betterave, bien sûr 😋

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Dans un second temps, bon visionnage !

Comment utiliser le jus de betterave ?

Avant toute chose, gomme un petit peu tes traits de crayons, que tes contours ne se voient pas au travers de l’encre. Ce sera plus joli…

Ensuite, utilise le jus de betterave pur, directement. En effet, il donne ainsi une jolie couleur rose, plutôt claire, et qui m’a surprise au début. On peut la diluer dans de l’eau, bien sûr, comme tu l’as vu dans la vidéo ci-dessous, pour obtenir des roses clairs à outrance.

En revanche, pour intensifier la couleur rose clair de ce jus, il te faut vraiment ajouter du jus, jusqu’à avoir quelque chose de très très mouillé. Plus encore qu’avec de l’aquarelle.

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Différentes intensités de couleur : encre sur-ajoutée (en haut), et diluée (fleur principale).

Tu peux en rajouter en toute confiance, si tes surfaces humides sont bien délimitées. Ainsi, le jus « n’en débordera pas », de la même façon que l’on procède avec toute encre ou aquarelle.

De préférence aussi, cela implique d‘alterner la réalisation des pétales : le 1, le 3, le 5 en même temps, puis les 2 et 4 (c’est plus clair avec la vidéo, disponible ci-dessus).

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Dégradés et placements de couleurs

Comment maîtriser la place de la couleur et son intensité ?

Pour maîtriser le placement de ta couleur, tu remarqueras en expérimentant que lorsque que tu détaches ton pinceau de ta page, les pigments « s’agglomèrent » en cet endroit. Tire profit de cette propriété, et détache ton pinceau là où tu souhaites que ta couleur reste !

Pour maîtriser l’intensité de ta couleur, il faut te souvenir d’une chose :

  • Plus ton papier est humide, voire mouillé, plus les coups de pinceaux, mais aussi les contours que tu dessines seront flous.
  • Plus ton papier est sec, plus ce que tu dessines restera précis.
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Couleur « placée »
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La première couche a séché : réalisation des détails

On commence donc, pour notre encrage, à placer les couleurs, les dégradés, et différentes de nuances floues. Ensuite, on place progressivement ce qui doit être précis, en attendant, si besoin, que la.les première.s couche.s soi.ent sèche.s !

Ainsi, à toi de jouer, entre les deux états extrêmes mouillé et sec, pour dessiner aussi précisément que tu le souhaites : un dégradé se fera aisément papier mouillé, un détail sera dessiné une fois ta première couche d’encre séchée.

Pour réaliser le bocal et les tiges à l’aquarelle, tu peux suivre les mêmes principes, en parallèle de ce que tu réalises pour les pétales.
Tout de même, un conseil : peins tes tiges avant ton bocal, car le léger lavis bleu du bocal va te permettre de les sentir dans le bocal : en effet, le verre (matière) est devant elles !

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Mon dessin terminé !
A toi de réaliser le tien !

Conclusion

Te voici armé.e pour préserver ta bulle de sérénité ! Je suis ravie d’avoir partagé cela avec toi. Si tu es intéressé.e par ma formation gratuite de dessin, il te suffit de remplir le formulaire ci-dessous :

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Comment dessiner une orchidée avec une plume et de l’encre de Chine ?

Aujourd’hui, je décide de dessiner une orchidée pour ma voisine. Je réalise ainsi une carte pour elle, pour un événement particulier de sa vie.

Pour cela, je n’ai pas beaucoup de temps, et je dois faire un effet « boeuf ». J’opte donc pour l’encre de Chine, qui va me permettre d’avoir un dessin très précis et très net !

Cette orchidée est l’occasion pour moi de te montrer quelques astuces de ce medium magnifique, que l’on peut utiliser pour donner de l’intensité, du contraste, et donc du volume à tous nos dessins !

Comment bien choisir sa plume ?

Il existe différents types de plumes. Plus ou moins souples, et plus moins larges, avec pointe fine ou tronquée.

A toi de savoir ce que tu souhaites en faire :

  • Si tu souhaites calligraphier, prends une plume large, qui te permettra de créer les épaisseurs variées de traits souhaitées, tout en restant calibrées. Tes lettres seront ainsi très régulières.
  • Si tu souhaites dessiner, prends une plume souple, à la pointe fine, qui te permettra de varier très vite les épaisseurs de trait.

Plus ta plume est souple, plus elle te permettra de dessiner facilement en « reculant », c’est-à-dire de droite à gauche pour un droitier, et vice-versa pour un gaucher.

Comment tremper sa plume dans l’encrier ?

Cela vaut le coup de s’attarder sur le trempage dans l’encrier. En effet, c’est à cette étape que l’on va pouvoir éviter la coulure inopportune sur le papier ! Celle qui fait peur à tous…

Bon encrage
Encrage insuffisant

Il faut pour cela tremper la plume jusqu’à son réservoir :
Son petit trou, si elle en a un. Si elle n’a pas de réservoir, trempe-la jusqu’à au moins dépasser le triangle de la pointe.

Enfin, lorsque tu sors ta plume de l’encrier, prends le temps de poser et reculer la pointe de ta plume sur le bord de l’encrier, afin que l’encre soit répartie de manière homogène sur l’arrière de la plume.

Quelle autonomie peut-on avoir avec sa plume ?

L’autonomie ainsi créée va être décuplée ! Le réservoir va libérer l’encre au fur et à mesure. Tu peux avoir 5 minutes d’autonomie ! De quoi dessiner la moitié de mon orchidée, dans la vidéo ci-dessous.

Comment varier les épaisseurs de trait ?

Varier les épaisseurs de traits va donner de la vie et des ombres à ton dessin. Tout d’abord, tu peux le faire en appuyant sur ta plume, la pointe va alors s’élargir. Attention à doser ta force pour ne pas la casser !

Si tu trouves que ton trait n’est encore pas assez épais, change de plume, et opte pour une pointe plus large !

Comment faire comprendre les superpositions de plans ?

C’est le bonus de cet article : l’orchidée a en effet la particularité de faire des fleurs dos à dos. Sur un dessin, cela veut dire qu’elles se superposent.

Afin de faire comprendre que certaines fleurs sont à l’arrière, dos à nous, commence par dessiner les fleurs devant, celles qui sont face à nous. Tu peux ensuite dessiner les fleurs à l’arrière, celles qui sont dos à nous, et faciliter la lecture de ton dessin en interrompant les traits du contour de la fleur arrière juste avant la fleur qui est devant.

dessin-en-voyage

Tu souhaites aller plus loin, et savoir dessiner ce que tu veux quand tu le souhaites ? Si tu es motivé.e, je t’offre une petite formation : 5 cours en vidéo, qui viennent dans ta messagerie email tous les 2 jours !

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Je te dévoile mes coulisses ! Me voici interviewée !

Je te présente aujourd’hui, comme promis, le second volet de l’interview mutuelle avec Cécile Mairet, tapissier-garnisseur de siège, et formatrice en ligne et en présentiel, sous le nom « Mon Bo Fauteuil« . 

Je me mets à nu. Cécile me pose des questions cruciales, extrêmement importantes, et dont les réponses sont en filigrane dans mes formations, sans que je les clame haut et fort. Elles me sont pourtant essentielles, et sont intrinsèques à mon travail au quotidien : 

🎨 – pourquoi est-ce que j’enseigne le dessin ? Qu’est-ce qui me motive

🎯 – quelle est la mission que je me suis donnée ?

💻 – pourquoi des cours de dessin en ligne ? Que se passe-t-il en présentiel ?

🌻 – qu’est-ce que je souhaite t’apporter à toi, mon élève ? 

✏  – comment je te corrige (coulisses de mon bureau) ?

Voici LA vidéo ! Un grand merci, Cécile !

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Pourquoi la transmission de notre savoir-faire est importante pour nous ? Interview de Cécile Mairet

Bonjour à toi !

Aujourd’hui, voici une vidéo « de coulisses » !
Je te présente une amie et collègue de longue date Cécile Mairet, tapissier-garnisseur depuis 20 ans, et formatrice de ce métier, en ligne et en présentiel, sous le nom « Mon Bo Fauteuil » !

Notre rencontre

Même si nous n’avons jamais travaillé ensemble sur un travail de collaboration à proprement parler, elle est pour moi une « collègue », et ce depuis 10 ans !
En effet, artisans d’art toutes les deux, nous nous sommes souvent vues de près, de loin, au sein d’expo-ventes ou de nos fédérations de Métiers d’Art. Cela veut dire des discussions interminables en exposition, en attendant patiemment le chaland, ou discussions volées lors de réunions de comité, de mises en place d’expos… Bref on a toujours su, pendant cette dernière décennie, les informations importantes de nos vies respectives : nos galères, nos bonheurs, nos élans et nos réussites.

Cécile Mairet – tapissier garnisseur et coach

Qui est Cécile ?

Quel est donc le chemin passionnant qu’a pris Cécile ?
Qu’est-ce qui la motive ?
Quels sont ses objectifs, quelle est la mission qu’elle s’est donnée ?

Autant de questions que nous n’avons jamais eu l’occasion de creuser, bien que nous savons que nous avons des points communs. En effet, nous n’avons jamais pris le temps de se parler complètement ouvertement de ce que nous disent nos petites voix au fond de nous-mêmes, trop occupées à satisfaire les attentes des personnes autour de nous.

Qu’est-ce que tu souhaites apporter à tes élèves ?
Pourquoi transmets-tu ton métier ?
Qu’est-ce que cela t’apporte en retour ?

Des questions qui sont passionnantes, et qui se posent, tu en conviendras, en lieu calme et avec du temps devant soi.

Une transmission qui nous est propre.

Cette interview s’est imposée lors d’une fois où nous nous sommes revues, car nous avons non seulement compris, mais aussi acquis et intégré, que nous transmettons toutes les deux notre savoir-faire, et ce avec le même degré d’envie, d’exigence et de bienveillance. Il nous a donc paru évident que l’on pouvait te permettre de mieux nous connaître.

C’est alors que, pour célébrer nos chemins parallèles de tapissier-garnisseur et de graveur ornemaniste – artisans d’art qui veulent transmettre ! – nous avons décidé de nous interviewer mutuellement.

Tu vas ainsi découvrir dans cette vidéo Cécile, formatrice en tapisserie en siège, artisan tapissier depuis 20 ans, qui enseigne en ligne ! Elle nous parle de valeurs, de liberté, de choix, de transmission, d’élèves, de joie et, surtout, elle t’explique comment elle a pris le chemin de la transmission, en tant qu’artisan d’art.


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Dessin réalisé avec de l’encre d’oignon et du marc de café
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Comment réaliser son nuancier en aquarelle ?

Voici le deuxième volet de la vidéo précédente ! Chose promise, chose due. Après avoir découvert comment remplir ses godets avec de l’aquarelle en tube, nous voici en train de prendre connaissance des couleurs qui forment maintenant ma palette.

Petite note : je travaille ici avec des aquarelles Isaro, Sennelier et Windsor&Newton.

Crée ta grille de nuancier

Tout d’abord, prends connaissance du nombre exact de couleurs que tu as, et crée une grille avec autant de couleurs. Par exemple, avec 27 couleurs, il te faut une grille de 27 x 27 cases. Ces cases peuvent être plus ou moins grandes, mais donne-toi 1 cm de côté minimum. Pour ma part, j’ai mis entre mes cases 2 mm d’espacement, afin de pouvoir bien séparer les couleurs.

Tu peux tracer cette grille au crayon puis la gommer une fois l’aquarelle peinte et sèche, comme moi.

Si, toutefois, tu n’en ressens pas le besoin, tu peux t’en affranchir, surtout si tu n’as pas beaucoup de couleurs et de grandes cases, en réalisant simplement deux lignes : une en haut et une sur le côté de ta page. Ensuite, à toi de voir juste, et de retrouver tes couleurs ! Pour ma part, il me semble qu’à partir de 15 couleurs, il faut avoir un peu plus de rigueur.

Les deux lignes dont je te parle sont importantes, pour écrire sur le côté les références et les noms des aquarelles. Mais dans quel ordre les mettre ?

Tu as certainement déposé tes couleurs dans ta palette selon un certain ordre. Suis-le, tout simplement, pour ton nuancier. Si ton nuancier est dans le même ordre que ta palette, il te sera facile de retrouver tes couleurs.

Si tu ne connais pas encore tes aquarelles, prends le temps de les déposer sur le papier, puis de vérifier le dégradé que tu as pu faire dans ta palette. S’il ne te plaît pas, profites-en pour modifier ta disposition !

Je trouve personnellement plus facile de retrouver une couleur précise si les godets sont en dégradé dans ta palette, comme un arc-en-ciel. Cela ne coûte pas grand-chose, mais m’apporte beaucoup de sérénité.


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Une fois ton ordre choisi, note les références de tes couleurs (nom et numéro) sur le côté. Ce sera important pour, d’une part, ne pas tout mélanger, et, d’autre part, retenir les noms des couleurs. Tu pourras ainsi reconnaître le bleu de céruleum par rapport au bleu indantrène, maintenant ! Génial !

Aquareller ton nuancier

Ca y est ! On peint !

Attention ! Rigueur s’il vous plaît ! 🥳 On dépose la couleur pure du godet sur la diagonale. Là où la référence X34 croise la référence…X34. Oui, c’est bien la même couleur, donc il s’agit de la couleur pure. Ensuite, le même exercice est requis pour tout le tableau.

A toi de trouver un juste milieu entre tes deux couleurs, que tu n’aies pas trop de l’une par rapport à l’autre, mais vraiment un entre-deux.

Oui mais…

Oui. Tu l’auras remarqué, la référence X34 ne croise qu’une fois la référence X34, mais par contre elle croise deux fois toutes les autres.

C’est pour cela que, plutôt que d’avoir un nuancier en triangle, ou un nuancier qui dit deux fois la même chose, je te conseille de déposer les mélanges pigmentés sur la partie au-dessus de la diagonale de couleurs « godets », et de les diluer sur la partie du dessous. Ainsi, cela évite de voir deux fois la même couleur, et permet de voir comment les mélanges réagissent à l’eau.

Pour plus de clarté sur le nuancier d’aquarelles, je te propose de visionner ma vidéo : tu verras ainsi comment je fais concrètement, pour diluer, et mélanger.

Comment lire ton nuancier ?

Un nuancier, c’est long, et d’autant plus que tu as de couleurs ! Cependant, ce qu’il faut que tu retiennes, c’est que cet exercice te permet :

De prendre connaissance de tes couleurs.

Celles qui resterons claires, celles qui l’emportent vite sur les autres, celles qui restent plus ou moins après dilution.

Et surtout : quelle couleur donne ce godet ? 😃 Lis la diagonale. Plus encore : quelleS couleurS donne ce godet ? Lis les lignes !

D’avoir de jolies surprises !

En me disciplinant à faire des mélanges obscurs, je ne pensais pas que mon gris avec l’orange de pyrrole donnerait une si jolie couleur !

Orange de pyrrole Isaro et gris 709 Sennelier

De composer ta palette de voyage

En conservant ces jolies surprises sur le papier, tu peux ainsi composer ta palette de voyage. Quelles aquarelles je prends, si je prends ma petite palette de 12 godets, pour avoir les couleurs qui correspondent à la saison où je pars, et aux sujets que je vais trouver sur-place ? Par exemple :

  • évite les verts d’eau au Cap roux,
Palette de verts d’eau
  • préfère les couleurs d’automne si tu voyages en cette saison
Couleurs pour des croquis réalisés en automne
  • prend la palette « pierre » si tu dessines des bâtiments
Palette de couleurs pour de vieilles pierres

De voir les similitudes de couleurs

Tu le vois, les deux bleus clairs que je pointe sont vraiment très similaires. Ils t’aideront donc, eux aussi, à choisir tes godets d’aquarelle. Prends la ligne de couleur que tu préfères, entre les deux, et surtout, n’en prends qu’un des deux en voyage !

Comparaison entre le bleu de Ceruleum Isaro et le bleu Phtalo-Turquoise Windsor&Newton

Tu veux voir ma vidéo sur le sujet ? Elle est juste là, pour voir comment mélanger, et comment diluer. Car en mots, c’est un peu compliqué…

Conclusion

Ton nuancier est à garder près de toi. Tu peux en refaire lorsque tu pars en voyage, pour te souvenir des couleurs que tu as prises, et être ainsi plus efficace dans la prise de connaissance de tes aquarelles.

Car, en effet, c’est bien de cela qu’il s’agit : prendre connaissance, et retenir, les couleurs que tu as. Si tu peux me dire en quoi le rouge de pyrrole est différent du rouge Scarlett, alors tu as tout bon !


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Comment remplir ses godets d’aquarelle ?

Bonjour à toi !
Aujourd’hui, découvrons le cadeau de Noël de mon papa, qui m’a offert… une immense palette !! Avec plein de tubes d’aquarelle !!

Quel est l’intérêt d’avoir des aquarelles en tube ?

L’aquarelle en tube se conserve mieux. Comme toute peinture, les pigments s’alternent un peu à la lumière.

De plus, si tu peins beaucoup, tu apprécieras le fait que le tube te permet de remplir environ 3 godets ! Cela permet donc d’avoir des stocks de peinture, sans devoir acheter des grands godets (il existe effectivement deux tailles dans le commerce). Ta palette reste ainsi légère et tes choix de couleurs plus variés.

comment-remplir-ses-godets-taille

Enfin, la peinture est pâteuse, et sèche très doucement. Cela évite l’étape de réhumidification du godet, qui, lorsqu’il est acheté, est sec depuis bien longtemps.

On a donc une immédiateté, et une meilleure conservation avec l’aquarelle en tube !
Alors, comment fait-on pour remplir nos godets ?

1. Découvrons et ordonnons les couleurs

aquarelle-en-tube-comment-l-utiliser

La première étape est de prendre connaissance du nombre et de la variété de couleurs. Par exemple, dans mon cas, je n’ai aucun nouveau vert. En revanche, j’ai plusieurs jaunes, oranges, et plein de bleus !

Afin de retrouver mes couleurs efficacement lorsque je vais peindre, je prends le temps maintenant de les trier en dégradé. Dégradé à affiner plus tard, car la couleur entre le tube, la couleur sèche, et la couleur sur papier peut être très différente ! Tu vas le voir, je me fais complètement avoir avec le jaune chartreuse, qui est en fait vert !

2. Remplissons les godets

Attteeeeends !! Avant de remplir ton godet, cherches le numéro de la référence de ta couleur, et note ce numéro au dos de ton godet. Ainsi, lorsque ton godet sera vide, tu sauras quelle référence il comporte, pour le remplir à nouveau ! Certaines couleurs sont très proches.

aquarelle-débutant-bases-godets-référence

Le petit godet en plastique va recueillir ce que verses en peinture. Tu n’es pas obligé de le remplir totalement ! La peinture se conservant mieux en tube, adapte ta quantité de peinture à ta fréquence de dessin, entre la moitié et le godet complet.

Essaye de ne pas avoir de bulles d’air dans ton godet, mets pour cela bien ton tube contre la peinture versée, et essaye de toucher les bords du godet. Ainsi, tu n’auras pas fente lorsque la peinture sera sèche ! (dans un but purement esthétique)


Je t’offre une formation courte, de 5 vidéos, pour connaître les bases en dessin. Intéressé.e ?

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3. Attendre… ou pas ?

Ta peinture une fois versée est d’ores et déjà utilisable. Elle te demandera moins d’eau que d’habitude, ce qui peut être déstabilisant.

Si tu préfères la travailler comme d’habitude, laisse-la un peu sécher, tout simplement. Elle préférera sécher lentement, pour éviter encore une fois les fentes.

Sur la photo ci-dessous, tu vois la différence entre des aquarelles achetées en godet, dont on voit encore la peinture bombée au-dessus de la hauteur du godet, et les aquarelles sorties du tube, brillantes.

Note bien que certaines aquarelles se rétractent en séchant. Si tel est le cas, et que tu trouves que tu n’as pas assez de quantité de peinture, tu peux en rajouter, en faisant bien en sorte, encore une fois, de ne pas avoir de bulle d’air.

L’aquarelle Isaro ne se rétracte pas, et devient molle et non liquide dès 12h de séchage.

Tu as besoin d’une vidéo pour « voir en vrai » ? La voici !

Conclusion

Tu sais maintenant tout sur le remplissage des godets et l’intérêt des tubes en aquarelle ! Reste à l’affût, je te montre l’étape suivante : Comment réaliser un nuancier, dans une quinzaine de jours !

dessin-en-voyage

(Re)prends ton crayon et ta gomme, en testant ma pédagogie gratuitement.
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